Quelques poèmes de Pierre Pelligrini

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                                         L’eau

 

Elle est bleue, verte, rouge ou grise.

Elle est belle toute l’année.

Sa pureté, souvent compromise,

N’a d’égale que sa beauté.

Elle est libre comme le vent.

Elle fait pleurer les nuages.

Elle est la vie, la mort, le sang.

Elle est le calme, elle est l’orage.

Elle déplace des montagnes.

Elle tuerait un éléphant.

De la même façon qu’étant sage,

Elle bercerait un enfant.

Sans elle, le monde ne serait pas.

Ou sans elle, il serait aride.

Sans elle, nous n'existerions pas

L’eau est un saphir, limpide.

 

                                Le temps

 

Fleuve aux reflets changeants,

Diamant aux mille facettes,

Royaume imaginaire

Fait de soldats de plomb.

Secondes de notre temps

Côtoyant les regrets

D’hier et d’avant hier.

Aujourd’hui, nous saurons.

Lumière de l’abstraction,

Nuit des mêmes secondes.

Rides de nos actions,

D’une toupie, la ronde.

Quête d’imaginaire,

Chemin vers l’horizon.

Demain sera toujours

Aujourd’hui, nous saurons.

 

                                 Elle est…

 

Je ne la connais pas

Mais je me l’imagine

Souriante et charmante,

Fraîche, comme la rosée.

Je ne connais assez

De mots pour la décrire

Tant elle est magnifique,

Tant elle m’éblouit.

Elle ne me parle pas,

Pourtant, elle me fascine.

Et je l’entends qui chante,

Et je voudrais l’aimer.

Et je reste cloîtré

Entre mes quatre murs.

Et j’entends le déclic

D’une porte à Fleury.

 



La mer

 

et la fraîche caresse

d’une brise légère

et la tendre détresse

d’un oisillon perdu.

Et le chuchotement

Continu de la mer.

Et l’orage grondant.

Et ce que je n’ai vu.

Le sable sous mes pieds

Et la vie devant moi,

Comme un tableau fini,

S’il en est un au monde.

Et je peux m’envoler,

Fermer les yeux, pour ça.

Ne plus penser qu’ici,

La mer est le béton.