Avancée des préparatifs ...

13 mars 

Songe d'une nuit...
C'est une belle nuit étoilée.. L'air est doux... les femmes sont en robes 👗légères, colorées.. Leur visage est éclairé par les flammes 🔥d'un feu qui repousse les ombres de la nuit... 
Les hommes se tiennent en retrait, presque dans le noir.... Leurs voix surgissent et les chants déclenchent les premiers pas des danseuses 💃... Elles ondulent et virevoltent pendant que les spectateurs frappent dans leurs mains.... C'est magique.... Et je me réveille :) ... avec le sentiment d'être heureuse...
Et oui, ce n'était qu'un rêve mais j'ai l'impression d'avoir vraiment vécu tout cela... Je sais aussi d'où il vient.... Mon esprit commence à être envoûté par toutes ces recherches sur l'Espagne, Séville et le Chemin...

Petites pensées du 7 mars

mon mental et moi 
C'est lui qui fait la loi. 
Quand il a disparu

Bas, je suis descendue  
Ensemble, on a lutté,
Pour pouvoir remonter.
Nous y sommes arrivés,
À force de volonté. 
Je vais donc le tester
Et, sûr, on va gagner !!!

1 mars , réponse à une amie - réflexion sur la façon d'appréhender le chemin...

NON...

Voilà ma réponse, elle est claire et définitive... Pour qui ? Une amie, une fidèle lectrice qui, à ce titre, m'a donné son opinion sur les récits de mes périples. Je la remercie de cet avis sincère qui fait progresser chaque auteur qui accepte d'être à l'écoute de ses lecteurs. Alors pourquoi ce non de ma part ? Parce qu'elle m'a demandé quelque chose que j'ai refusé dès le départ... Parce que je ne crois pas que je change ma façon d'appréhender les chemins que je parcours. Je ne fais pas de tourisme. Pas pendant mon périple. Alors non, je ne décris pas les lieux traversés, les monuments rencontrés ( ou très brièvement)... Oui, je sais, tous n'auront pas la chance ou la possibilité de voir ce que nos yeux auront vu. Mais je prends de très nombreuses photos et chacun peut les regarder car je partage TOUT. Je le redis, je peux, par contre, retenir certains endroits, certains lieux qui m'ont attirée ou que je n'ai pas pu visiter. Ce sera l'occasion d'y revenir en touriste et en voiture. Je pars pour de longs périples parce que j'aime marcher. Parce que je suis heureuse sur les chemins, dans le calme, la sérénité. Parce que j'aime ce contact proche avec la nature. Parce que j'aime m'arrêter pour « discuter » avec le poulain, l'âne ou les vaches rencontrées. Parce que j'aime tous ces sentiers de France ou d'ailleurs, ces chemins creux qui sentent bon ( enfin pas toujours :) ), tous ces chemins bucoliques... J'aime tous ces endroits parfois difficiles d'accès et que seuls les marcheurs ont le bonheur de découvrir. Alors, si j'ai la chance et le bonheur de réussir le périple prévu en avril mai, je vous présenterai mon récit. Et, non, je n'y parlerai pas plus des découvertes architecturales des lieux rencontrés. Et pourtant je crois que ce chemin sera riche de ce côté-là... Je prendrais des photos pour vous, promis... Je remets, un extrait de mon périple 2013 mais on retrouve ce genre de précisions presque dans chacun de mes récits : « Ce livre n’est pas autre chose qu’un carnet de bord. À ce titre, vous n’y trouverez pas de grandes envolées philosophiques ou autres pensées profondes. Ce n’est pas non plus un guide touristique, d’autres publications ont déjà été faites concernant ce chemin. Je me contente de situer les lieux pour que le lecteur puisse avancer à nos côtés, au rythme de nos pas. Ce livre s’adresse avant tout à tous ceux qui ont la curiosité de savoir comment se déroule une journée ordinaire d’un pèlerin ordinaire. Chacun parcourt son chemin selon ses envies, ses possibilités, ses convictions. Il n’y a pas de bon pèlerin ni de bonne façon d’appréhender le chemin. Je parle météo parce que pour un pèlerin – tout comme l’agriculteur –, étant en contact direct avec la nature, la couleur du ciel est importante pour sa journée. Je parle parfois douleur ou soucis de santé parce que, oui, le chemin est parfois exigeant et que, non, tout n’est pas toujours idyllique. »

En conclusion, je crois qu'il y a autant de façons d'appréhender ce chemin qu'il y a de pèlerins...

 

 

28 février...

Hôtel réservé, dans le centre de Séville pour le 5 et 6 avril. Nous y ferons un peu de tourisme avant d'entamer notre chemin...

Une lecture du guide comme livre de chevet, juste pour s'imprégner de l'esprit du chemin. Pas de réservation à faire pour l'Espagne, c'est bien...

 

 

Lorsque nous marchons, nous emportons avec nous, en pensées, certains de nos amis... Ils le savent...  

En marchant, nous pensons très fort à certains qui aimeraient, sinon être avec nous, du moins avoir la possibilité comme nous de réaliser leur rêve. Ils ne le peuvent pas, le plus souvent pour raison de santé. Nous mesurons notre énorme chance de pouvoir le faire, nous.

Cette fois-ci, nous penserons plus particulièrement à Valentin, jeune garçon de 12 ans dont le cancer s'est invité dans sa vie. Il va gagner, il est bien soutenu. Nous l'emporterons avec nous. Nous penserons, à travers lui, à tous ces enfants qui ne devraient pas connaître ce monde difficile de l'hôpital et de tous ses traitements... Je sais que nos amis pèlerins, tous ceux que nous allons rencontrer, seront à nos côtés et les inclueront dans leurs pensées, voire prières pour certains... Chacun réagit et agit en fonction de son ressenti... Merci à eux, par avance.

Nous sommes le 13 janvier et je viens de faire le pas le plus important, celui qui parfois est le plus difficile. La décision est prise, ce printemps me verra repartir sur Le Chemin...

Comme pour rendre cette décision vraiment concrête, ce midi le facteur a déposé ma crédenciale. Très colorée, je trouve qu'elle invite au voyage.

La seconde étape est de définir le moment du départ. Comme tous les ans, j'effectuerai une cure thermale en mars. Si je veux prendre ensuite quelques jours pour me reposer un peu, un départ le 4 avril au soir me parait correct. Voilà qui est fait. Séville, me voilà !

Un jour de trajet, un jour pour visiter la ville et c'est normalement le 7 avril au matin que ce fera le vrai départ. 

Un périple qui fera environ mille kilomètres. Distance qui devrait se faire en 42 à 43 jours;, selon les guides.

Commentaires : 2
  • #2

    Mony (mardi, 28 février 2017 09:21)

    Coucou Clarisse, promis je t'emporte avec moi, dans mes pensées... Tu n'y seras pas seule mais formidablement bien accompagnée de "gens bien"...
    Je te fais de gros bisous ma Dame de Haute Savoie
    Je pars avec JC

  • #1

    Cordée (mardi, 28 février 2017 09:18)

    Si tu peux ajouter une petite place pour moi dans tes pensées...
    Comme j'aimerais le faire aussi, mais bon !
    Tu pars seule ??
    Bises ma belle

sam.

17

juin

2017

Extraits de mon récit " Pas à pas de Séville à Santiago

 RECIT

Sans doute la photo qui servira pour la couverture du récit

 

Parution au cours de l'été...

 

 

Première page :

 

Va pèlerin, ne t'arrête pas, poursuis ton chemin.

Tu as fait le pas le plus difficile. Ce premier pas où tu as décidé de partir. Tous les suivants t'emmèneront là où ton cœur le décidera. Où que tu ailles, le bonheur est en Chemin. Rien ne t'arrêtera, ni la fatigue, ni la douleur... Tu puiseras ta force dans chacun des petits cadeaux que te fera le chemin. Un sourire, un mot, une main tendue. Quelle que soit ta quête, tu laisses dans ton sillage des étincelles de bonheur... Ceux que tu croises, ceux qui ne peuvent pas partir les récoltent et les dégustent. Arrêter de marcher serait arrêter de les distribuer … Tu marches pour toi mais avec la grâce et pour les autres... Que ton chemin soit beau...

 

 

Un des poèmes écrits par JC... Nous avons dédié ce chemin à Valentin, 12 ans

 

 

Un chemin entièrement dédié pour toi Valentin

 

Balade pour Valentin 

Prendre Valentin par la main,

Pour un lendemain plus serein

Une vraie et Belle guérison.

Qui le ramènera à la maison 

Mais avant le retour glorieux 

Il y a un combat furieux 

Un crabe à écraser 

Une bataille à gagner.

Point par point

Seul avec ses poings

Sortir cette horreur.

Un combat s'engage 

Tous l'encourage

Le crabe mord, croque

La médecine rétorque

Ses pinces tombent, fondent

Pour lui c'est l'hécatombe 

Il n'a plus de ressort 

Ce soir le crabe est mort !

Sur la route de la vie

Une bonne fée sourit

Et guidera Valentin 

Vers un beau destin. 

 


JC

Notre troisième étape, en direction d' Almaden

Il est 10h30 lorsque nous pénétrons dans le parc naturel de la Sierra Norte. Il nous reste encore 14 kilomètres à parcourir mais ils seront magnifiques. Nous profitons de la fontaine des Bomberos pour remplir nos bouteilles d'eau fraîche. Il n'y a aucune possibilité de ravitaillement sur ces 29 km de chemin. Et ce jour je comprends pourquoi ce chemin-là sera très certainement pour moi un des plus beaux que j'ai eu l'occasion de parcourir. C'est un chemin très dépouillé, loin, très loin de la société de consommation. Très loin aussi de ce Camino Frances, ce chemin le plus emprunté par les pèlerins. Ici, pas de bar, pas d'hébergement tous les cinq voire dix kilomètres. Pas de hameau à traverser. De nombreuses fois, nous partirons avec le nécessaire pour la journée, en eau et alimentation. Il faut être autonome, ne rien attendre car rien ne se présentera sur le chemin. On aime ou pas, moi, j'ai adoré.

Encore une journée où le soleil est là, avec un super ciel bleu. Une petite bise nous accompagne ce qui fait que la chaleur est très supportable.

Un pèlerin italien, Jean Louis, nous rattrape et nous discutons un peu (merci à lui qui parle un peu français) les kilomètres défilent plus vite. Il s'éloigne ensuite.

La balade est belle, chêne liège et eucalyptus nous apportent de temps à autre un peu d'ombre. Nous entendons le coucou pour la première fois. C'est un oiseau qui nous amuse toujours. Nous aimons bien l'entendre le matin, un peu comme s'il s'adressait directement à nous pour nous saluer. Bien sûr, nous lui répondons.

Je me suis préparée psychologiquement car le guide Lepere nous a prévenus " le chemin est assez éprouvant et après 27 de kilomètres de marche, vous devrez gravir, dans un ultime effort, la pente très raide d'une montagne". Ça fait un peu peur, non ? 

Donc, de loin, nous le voyons arriver ce sentier qui grimpe très fortement. Non ? Il ne vont pas nous faire ça ? On ne va pas là haut ? 

Si ! Bon, cela grimpe très dur, en effet, mais cela reste possible, bien évidemment. Mais... J'ai une crainte : avec le poids du sac à dos qui m'entraîne vers l'arrière, la fatigue aidant, je crains tout simplement de repartir en arrière, redescendre en courant ce que j'ai tant de mal à grimper.

C'est bête , hein ?

 

Par prudence, JC reste derrière moi pour retenir le convoi au cas où.

 

Petits moments sympas, un peu en vrac

17 ème étape : Je vous raconte comment en général se passe nos arrivées dans les villages parce que nous cela nous plaît bien... imaginez... Il fait très chaud. Nous avons le chapeau vissé sur la tête. Nous sommes poussiéreux... nos pas résonnent dans le village... Les magasins sont fermés, les volets des maisons sont clos. Nous progressons, seuls au milieu des ruelles désertes ... cela ne vous fait pas penser à quelque chose ? Parce que nous, nous avons toujours l'impression d'être au milieu d'un Western !

C'est génial. 

 

 

18 ème étape : Un petit moment de détente : Lorsque JC revient après avoir été faire nos emplettes alimentaires, j'ai toujours cette impression d'être devant un explorateur qui étale son tableau de chasse.

Ce jour, donc, il étale sur le lit les trésors qu'il a déniché. Je regarde et je m'écrie «  Prends soin de cela, ce sera la carte de Robert » ! Il s'agit d'un paquet de purée déshydratée qu'il a prise pour le jour où on aura une cuisine. L'emballage est en carton qui, effectivement, nous servira, après quelques manipulations, de carte postale.

 Ce chemin est, je l'ai écrit, très dépouillé. Depuis presque deux semaines nous cherchons deux cartes pour des anniversaires à venir. Impossible de trouver ce genre d'article dans les petites épiceries de village. Notre imagination doit donc combler ce manque.

 

21ème étape

Petite anecdote souriante : JC est un maniaque des portes fermées à double tour. Alors, comme d'habitude, dès notre entrée dans la chambre, il ferme.

Vers les 18 h30 il se prépare pour partir à la chasse et trouver notre pitance. Mais ??? Impossible de ré-ouvrir cette fichue porte ! Nous sommes bel et bien enfermés !

Nous sommes au premier étage. Se prenant pour Zorro ou le digne successeur de Mac Gyver, il décide de tenter de sauter du balcon... mais ça va pas, non ? Je le ramène à la réalité : la souplesse et la jeunesse sont des trésors qui s'épuisent. Il ne faut peut-être pas aller à la rencontre d'une cheville cassée voire pire.

Donc, du balcon, il tente d'attirer l'attention de quelqu'un. Ah ! Un senior qui arrive ! Et là, moi je suis morte de rire ! Parce que pendant que JC tente avec les 20 mots d'espagnol qu'il connaît d'expliquer la situation, moi j'ai bien reconnu l'homme et... c'est un Français ! Bref, il comprend notre souci et envoie quelqu'un pour nous délivrer !

 

Il n'y a pas à dire, on vit vraiment de grandes aventures !

 

36 ème étape 

Je savais que j'avais encore un petit truc à vous raconter sur cette journée.

Cela vient de me revenir.

Nous sommes à la sortie d'un hameau. Sur le bitume nos pas ne font guère de bruit et nous devions être silencieux à ce moment là. Sans doute car...

Je débouche à un coin de rue et... quoi ? Une demie seconde avant mon passage, une dame lance (avec force) le contenu de la gamelle de son chien. Avec cette pluie, la gamelle devait déborder d'eau !!! Interloquées l'une et l'autre, il y a une seconde de silence avant nos éclats de rire... j'imagine assez bien ce qui aurait pu m'arriver.

 

Déjà qu'il pleut, pas besoin d'une douche !

 

Les derniers mots

En ce qui concerne le bonheur d'être sur le chemin, mes mots sont insuffisants pour exprimer cela. Ici ou là une phrase est glissée, certains sauront y débusquer le bonheur caché derrière les mots... Ce sont des instants qui se vivent, des moments qui se dégustent.

Le mieux pour comprendre cela c'est peut-être de constater qu'un pèlerin parcourt rarement un seul chemin. J'ai coutume de dire que partir sur le chemin est devenue une sorte de maladie dont je ne veux surtout pas guérir...

 

Il me faudrait aussi parler sans doute de ce qui me restera de ce chemin en particulier. Peut-être est-ce trop tôt, peut-être est-ce trop simple. Juste envie d'écrire : je l'ai aimé parce que j'y étais à ma place et que ce chemin-là me correspondait tout à fait.

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lun.

12

juin

2017

Un après midi avec un Cirque pas comme les autres - La Famille Morallès

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mar.

23

mai

2017

Notre Via de la Plata - 2017 - De Seville au Cap Finistère

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mer.

29

mars

2017

Via de la Plata... Récapitulatif de nos derniers préparatifs, juste avant le départ

Avancée des préparatifs ...

2 avril

Texte écrit en 2011 ( chemin d'Arles)

 

Le départ

Je m'éveille et regarde alentour,

Dans le dortoir, c'est le petit jour.

Avec sérieux, tous les sacs sont refermés.

Les lampes frontales font leur ballet,

Des ombres chinoises vont et viennent doucement,

Bruissement des sacs plastiques et chuchotements.

Personne ne se pose de questions,

On a bien dormi, ou pas, fait il beau ou non,

Chacun repart avec la joie au cœur.

on oublie cette petite douleur,

Le corps se réchauffera, elle s'atténuera

Elle se fera oublier au fil de nos pas.

 

Je marche doucement,

Profitant de ces premiers instants.

J'aime ces moments, où calmement

Je prends contact avec tout mon corps,

Recherchant d'éventuelles douleurs.

Je les accueille pour mieux les dompter,

J'ai appris à ruser et à les faire tourner.

 

Mony

 

29 mars

Nous partons donc le 4 avril au soir...

Pour ceux que cela intéresse... Chaque point noir sur la carte ci-dessus représente une étape ( c'est une base, on ne suivra pas exactement)

Mardi prochain ce sera le départ, en car .. c'est un vrai choix de notre part. Depart à 16h, nous arriverons le mercredi vers 18h30... 

Nous traverserons la France de nuit, on espère se reposer... Quant à la traversée d'une grande partie de l'Espagne, On se fera ainsi une petite idée de la distance et des régions à parcourir ;)... 

Ensuite, si Séville ne m'a pas envoûtée, si j'arrive à en repartir, il nous faudra environ 43 jours pour traverser cette partie de l'Espagne et atteindre Santiago

Comme d'habitude, si je pars c'est que je crois que je peux réussir.. après, on verra bien 😊 

Tout ce qui n'est ni partagé ni donné est perdu" ( Proverbe gitan )

Je vous emporte avec moi en pensées :)

Vous êtes nombreux, de plus en plus... Je vous remercie car c'est grâce à vous que je recharge mes batteries ;)

Je pense particulièrement à ceux qui me suivent depuis le début, ceux qui puisent de l'espoir dans ma démarche, ceux qui croient en ma réussite, ceux qui aimeraient être à ma place ou avec moi... chaque fois la liste s'allonge, cette année je penserai aussi très fort à Valentin...

 

13 mars 

Songe d'une nuit...

C'est une belle nuit étoilée.. L'air est doux... les femmes sont en robes 👗légères, colorées.. Leur visage est éclairé par les flammes 🔥d'un feu qui repousse les ombres de la nuit... 

Les hommes se tiennent en retrait, presque dans le noir.... Leurs voix surgissent et les chants déclenchent les premiers pas des danseuses 💃... Elles ondulent et virevoltent pendant que les spectateurs frappent dans leurs mains.... C'est magique.... Et je me réveille :) ... avec le sentiment d'être heureuse...

Et oui, ce n'était qu'un rêve mais j'ai l'impression d'avoir vraiment vécu tout cela... Je sais aussi d'où il vient.... Mon esprit commence à être envoûté par toutes ces recherches sur l'Espagne, Séville et le Chemin...

 

Petites pensées du 7 mars

mon mental et moi 

:)C'est lui qui fait la loi. 

Quand il a disparu

Bas, je suis descendue ;) 

Ensemble, on a lutté,

Pour pouvoir remonter.

Nous y sommes arrivés,

À force de volonté. 

Je vais donc le tester

Et, sûr, on va gagner !!!

 

1 mars , réponse à une amie - réflexion sur la façon d'appréhender le chemin...

NON...

Voilà ma réponse, elle est claire et définitive... Pour qui ? Une amie, une fidèle lectrice qui, à ce titre, m'a donné son opinion sur les récits de mes périples. Je la remercie de cet avis sincère qui fait progresser chaque auteur qui accepte d'être à l'écoute de ses lecteurs. Alors pourquoi ce non de ma part ? Parce qu'elle m'a demandé quelque chose que j'ai refusé dès le départ... Parce que je ne crois pas que je change ma façon d'appréhender les chemins que je parcours. Je ne fais pas de tourisme. Pas pendant mon périple. Alors non, je ne décris pas les lieux traversés, les monuments rencontrés ( ou très brièvement)... Oui, je sais, tous n'auront pas la chance ou la possibilité de voir ce que nos yeux auront vu. Mais je prends de très nombreuses photos et chacun peut les regarder car je partage TOUT. Je le redis, je peux, par contre, retenir certains endroits, certains lieux qui m'ont attirée ou que je n'ai pas pu visiter. Ce sera l'occasion d'y revenir en touriste et en voiture. Je pars pour de longs périples parce que j'aime marcher. Parce que je suis heureuse sur les chemins, dans le calme, la sérénité. Parce que j'aime ce contact proche avec la nature. Parce que j'aime m'arrêter pour « discuter » avec le poulain, l'âne ou les vaches rencontrées. Parce que j'aime tous ces sentiers de France ou d'ailleurs, ces chemins creux qui sentent bon ( enfin pas toujours :) ), tous ces chemins bucoliques... J'aime tous ces endroits parfois difficiles d'accès et que seuls les marcheurs ont le bonheur de découvrir. Alors, si j'ai la chance et le bonheur de réussir le périple prévu en avril mai, je vous présenterai mon récit. Et, non, je n'y parlerai pas plus des découvertes architecturales des lieux rencontrés. Et pourtant je crois que ce chemin sera riche de ce côté-là... Je prendrais des photos pour vous, promis... Je remets, un extrait de mon périple 2013 mais on retrouve ce genre de précisions presque dans chacun de mes récits : « Ce livre n’est pas autre chose qu’un carnet de bord. À ce titre, vous n’y trouverez pas de grandes envolées philosophiques ou autres pensées profondes. Ce n’est pas non plus un guide touristique, d’autres publications ont déjà été faites concernant ce chemin. Je me contente de situer les lieux pour que le lecteur puisse avancer à nos côtés, au rythme de nos pas. Ce livre s’adresse avant tout à tous ceux qui ont la curiosité de savoir comment se déroule une journée ordinaire d’un pèlerin ordinaire. Chacun parcourt son chemin selon ses envies, ses possibilités, ses convictions. Il n’y a pas de bon pèlerin ni de bonne façon d’appréhender le chemin. Je parle météo parce que pour un pèlerin – tout comme l’agriculteur –, étant en contact direct avec la nature, la couleur du ciel est importante pour sa journée. Je parle parfois douleur ou soucis de santé parce que, oui, le chemin est parfois exigeant et que, non, tout n’est pas toujours idyllique. »

En conclusion, je crois qu'il y a autant de façons d'appréhender ce chemin qu'il y a de pèlerins...

 

 

28 février...

Hôtel réservé, dans le centre de Séville pour le 5 et 6 avril. Nous y ferons un peu de tourisme avant d'entamer notre chemin...

Une lecture du guide comme livre de chevet, juste pour s'imprégner de l'esprit du chemin. Pas de réservation à faire pour l'Espagne, c'est bien...

 

 

Lorsque nous marchons, nous emportons avec nous, en pensées, certains de nos amis... Ils le savent...  

En marchant, nous pensons très fort à certains qui aimeraient, sinon être avec nous, du moins avoir la possibilité comme nous de réaliser leur rêve. Ils ne le peuvent pas, le plus souvent pour raison de santé. Nous mesurons notre énorme chance de pouvoir le faire, nous.

Cette fois-ci, nous penserons plus particulièrement à Valentin, jeune garçon de 12 ans dont le cancer s'est invité dans sa vie. Il va gagner, il est bien soutenu. Nous l'emporterons avec nous. Nous penserons, à travers lui, à tous ces enfants qui ne devraient pas connaître ce monde difficile de l'hôpital et de tous ses traitements... Je sais que nos amis pèlerins, tous ceux que nous allons rencontrer, seront à nos côtés et les inclueront dans leurs pensées, voire prières pour certains... Chacun réagit et agit en fonction de son ressenti... Merci à eux, par avance.

 

Nous sommes le 13 janvier et je viens de faire le pas le plus important, celui qui parfois est le plus difficile. La décision est prise, ce printemps me verra repartir sur Le Chemin...

Comme pour rendre cette décision vraiment concrête, ce midi le facteur a déposé ma crédenciale. Très colorée, je trouve qu'elle invite au voyage.

La seconde étape est de définir le moment du départ. Comme tous les ans, j'effectuerai une cure thermale en mars. Si je veux prendre ensuite quelques jours pour me reposer un peu, un départ le 4 avril au soir me parait correct. Voilà qui est fait. Séville, me voilà !

Un jour de trajet, un jour pour visiter la ville et c'est normalement le 7 avril au matin que ce fera le vrai départ. 

Un périple qui fera environ mille kilomètres. Distance qui devrait se faire en 42 à 43 jours;, selon les guides.

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