En parcourant la Via Rhôna...

Notre arrivée à Port Saint Louis

Photo de Robert Buffet, merci à lui...

En 2012, nous avions marché de Genève à Saint Genix, par le Chemin de Compostelle

C'est à ce niveau que nous avions perdu le Rhône ( à ce niveau le Chemin coupait et on avait retrouvé le Rhône à Chavanay...
C'est donc de Saint Genix que nous commencerons notre périple.

Une organisation particulière ( voir mon article précédent), mais pour résumer, nous avons parcouru l'ensemble du trajet en ALLER ET RETOUR... 

Ce fut une superbe belle balade, de 1000 km pour nous qui avons tout parcouru en aller retour...  Par contre, nous ne dirons pas que nous avons parcouru la Via Rhôna dans son ensemble. Pour plusieurs raisons.  Il nous est arrivé de choisir un chemin moins confortable pour pédaler, un chemin caillouteux mais plus proche du Rhône. En effet, si la Via Rhôna suit la vallée du Rhône, elle s'écarte parfois du fleuve.

Il nous est arrivé aussi de choisir de parcourir un passage à pied. Par exemple, au Sud de Lyon, il existe entre Vernaison et Givors un magnifique sentier le long du Rhône...

De même, avant Avignon, nous avons fait une superbe incursion à l'intérieur des terres, une traversée magique d'une portion de Garrigue... Mon guide Compostelle propose une balade sympa vers Angles et le Chemin des Peintres... Ce que l'on va faire... et l'on va se régaler ! Angles est un village paisible mais magnifique.

Des peintres ont immortalisé quelques jolies vues du village, on retrouve leurs œuvres tout au long du " Chemin des Peintres"

Ensuite, sur les hauteurs du village, nous arrivons à un superbe panorama... une vue super dégagée, juste un peu de brume de chaleur...

Puis nous continuons par un long sentier à travers la garrigue... J'ai cru entendre Daudet :)

De km en km, nous descendons doucement la vallée, en suivant ce Rhône... J'ai découvert que cette vallée cachait des trésors malgré cette image que j'en avais, ces souvenirs d'une vallée très industriallisée ( ce qui est vrai mais de superbes belles échappées sont à découvrir)

Et, doucement, nous arrivons à Port Saint Louis, terme du périple...

Nous y sommes accueilli par Robert, merci à lui d'avoir été là et de témoigner, grâce à ses photos, de notre arrivée.

Grâce aux nombreux articles de son blog, Robert nous a tellement bien parlé et décrit sa ville que j'ai l'impression de bien la connaître.

Avec, pour le dessert cette courte promenade ( que nous avons parcouru à pied) vers la plage Napoléon...

 

Au plus près du Rhône, au niveau du Péage de Roussillon...

Petite incursion dans la garrigue... Vers Angles

Conclusion

Nous avons fait une super belle balade mais je voudrais tout de même apporter une précision importante. Cette Via Rhôna n'est pas tout à fait terminée et il y a des secteurs qui restent pour le moins délicats, voire dangereux à parcourir avec de jeunes enfants par exemple. Je conseillerais juste de bien s'informer avant un départ en famille. Il y a des tronçons superbes, calmes et agréables. Bien les identifier et prendre ses précautions pour les autres....

Toutes mes photos sont à découvrir ici 

J'ai commencé à mettre des commentaires, c'est très long... Je ne mets souvent que le nom de la localité et pour cela j'ai fait confiance à la localisation de mon téléphone...

Plage Napoléon...

Photo Robert Buffet, merci à lui...

J'ajoute un petit mot à propos de cette Via Rhôna qui n'est donc pas terminée. Certains tronçons restent à faire. Cela progresse chaque année et nous avons eu de belles surprises. Il nous a été difficile d'avoir des renseignements précis sur l'état d'avancement des travaux. Nous n'avons pas toujours été renseigné dans les offices de tourisme qui, le plus souvent, n'en savaient pas davantage que nous, voire moins.

Alors, il est important pour moi de signaler que d'autres, au contraire, ont cette curiosité professionnelle, cette envie de savoir exactement ce que leurs clients vont rencontrer au départ de chez eux ( en amont et en aval )

Il en est ainsi de ce propriétaire de camping qui nous a si bien renseigné, là où la veille, dans un office de Tourisme, nous avions eu en réponse de nos questions des " Il me semble que" et "J'ai entendu dire que"

Alors un peu de pub pour ce Monsieur que je salue au passage... Amical souvenir...

Camping du Lion

Chemin Ile du Chenevier

07700 Bourg St Andéol

 Et pour ceux que cela intérressent, ils louent même des roulottes !

 

Je parlerai plus tard de quelques autres adresses interressantes, plutôt tournées vers les produits locaux, côté dégustation....

Je viens de terminer mon recueil, court récit de cette jolie balade. Les derniers mots : "En conclusion, que retenir de cette équipée ? 
Je retiens le confort apporté par notre fidèle Berlingo.
Je retiens qu'en vélo, on va plus vite, plus loin. Mais, malgré tout, je n'ai pas changé d'avis, la marche garde ma préférence.
Je retiens toutes les belles échappées le long de ce Rhône. Pour l'avoir côtoyé si longtemps, mon regard a changé. Dans mes souvenirs, la vallée du Rhône n'étaient qu'industries.
Mais je retiens surtout tous les bons moments passés avec chacun de vous : Cathie et Pierre, PascaleFrançois et sa jolie famille, Edmonde et Noël, Deniseet Jean Luc, RobertEsméralda et son JC, Véronique et, pour finir, notre Yoannchez qui, encore une fois, notre équipée s'est terminée, dans le bonheur de le revoir... Un grand merci à chacun de vous..."

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mar.

17

sept.

2019

Le Fauve de Claude Cotard

Le Fauve de Claude Cotard

Livre reçu à 13 heures. Deux premières impressions : la couverture est magnifique mais je ne suis pas étonnée puisque réalisée par Véronique Audelon , une pro de grands talents.

Seconde impression : 600 pages, un vrai pavé. Contrairement à beaucoup, je ne suis pas du tout fan des gros bouquins. Trop souvent je me retrouve à lire en diagonale de longs passages qui ne sont pour moi que du remplissage ( chacun son avis).

Bref, 13 heures je commence ma lecture pour ne relâcher ce livre qu’à 23h15, lecture terminée ( il a fallu que je le pose pour quelques impératifs, je l’ai fait avec agacement)... pas de longueur, un plaisir à chaque phrase.

Qu’en dire ? J’ai aimé... tout. Le personnage, ce Fauve, est attachant.

Respectueux, intelligent, serviable, souriant, toujours prêt à donner un coup de mains... voilà en raccourci ce qui se dit de ce môme.. alors que s’est il passé pour qu’il devienne ce fauve ? Pas d’excuse, le personnage n’en cherche pas mais des explications... une enfance sans repère. Cette machine judiciaire qui va le casser. Pour un petit délit, il va subir le pire... sa vie penche alors de l’autre côté ...

Mais il va aussi évoluer dans un monde où certains mots ont encore de vraies valeurs. Le code de l’honneur par exemple. Amis, respect... Il va évoluer dans ce monde des gitans, connaître cette belle fierté sans arrogance, l’entraide pour un frère sans jamais faillir à la parole donnée. Un monde de vraies valeurs.

Le fauve évolue, s’enfonce du mauvais côté comme aspiré dans cette spirale de mauvaises actions. Parce qu’il y a pris goût.

Avec toutefois toujours ce code de l’honneur, ne pas s’attaquer aux petits, ne pas verser le sang... en face, il ne trouvera pas toujours l’équivalence, loin de là parfois...

Et la fin de la lecture arrive trop vite, mais avec deux belles surprises de taille. Je ne les avais pas pressenties et ... bon... secret... mais je crois avoir lu quelque part que l’auteur se pencherait sur une suite... belle ouverture avec cette fin qui me laisse sur ma faim.

Il s’agit d’un roman mais on sent que l’auteur y a mis toutes ses tripes, qu’il a puisé dans des sources réelles, des vraies informations, des descriptions du monde judiciaire qu’il a appris à connaître, d’une manière ou d’une autre. Bravo et merci pour ce grand moment de lecture.

 

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sam.

31

août

2019

Hospitaliers à Saint Sauvant ( 86)

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jeu.

01

août

2019

L'exilé de Maamar REKAIBA

L'exilé de Maamar Rekaiba

 

Mon avis

 

L’exilé 

Le livre d’un Sage. 

Une belle écriture, un vocabulaire riche, mais pas seulement. Un vrai talent pour, par de simples mots, exprimer toute une palette d’émotions.

L’auteur sait comment captiver son lecteur, comment capter son attention. On ouvre son livre et on ne le lâche plus.  

Je ne suis pas fan des romans historiques et la politique m’exaspère... pour autant ce roman que j’ai tant apprécié y puise sa source. Une certaine façon de présenter les choses. La Sagesse que j’y ai trouvée m’a comblée. 

Comme tous les romans de cet auteur, j'ai aimé y découvrir les coutumes, les rites du Maghreb.

Merbouh, le personnage principal, nous entraîne avec lui. L’histoire d’une quête, un très long chemin pour retourner à la source de son Moi. La mission de Merbouh, celle qu'il se découvre, est chargée d'espoir, mais combien difficile à réaliser.

Un livre qui parle de paix possible dans un monde de violence. Est-ce encore plausible ? Comment ? Comment rassembler ? Et était-ce envisageable de le faire sans violence ? Une mission impossible ?

Une fin tristement prévisible, pour l'Humanité. Merbouh, lui, a largement gagné son paradis.

A lire, bien sûr... 

 

Les mots de l'éditeur...

 

Khmissi trouve un bébé devant le mausolée de son petit village de l’Ouarsenis et trois hurlements de chacal retentissent à l’aube quand il le soulève. Il adopte le nourrisson qui porte l’inscription « Lilah » sur son épaule droite, et qu’il nomme Merbouh pour conjurer son propre sort. En grandissant, Merbouh emploie ses dons de guérisseur et de devin pour soulager la souffrance des pauvres. A 19 ans, il décide de suivre les traces de ses aïeux et traverse pieds nus plusieurs villes et villages du Maghreb. Durant son périple, il prend conscience grâce à des voix célestes qui le guidaient, qu’il est le descendant de Djaffar, un fidèle lieutenant d’Abdallah, premier calife fatimide à avoir conquis le Maghreb avec l’alliance des Kutamas berbères, pour y encourager l’étude des sciences et des arts. Arrivé au Yémen, dans le Hadramout, il décide de rassembler tous les musulmans sous une bannière unique mais se heurte à l’idéologie wahabite qui lui résiste par les armes pour conserver son hégémonie sur l’Islam,

 

 

Mes avis sur d'autres romans du même auteur :

Au coeur de la rouille

Le nénuphar :

La violence de l'espoir

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jeu.

25

juil.

2019

Ecriture en cours... Adrien, mon grand-père bagnard

Adrien, mon grand-père bagnard

 

Ecriture en cours...

Un recueil où nous réunirons toutes les informations recueillies...

Un devoir de mémoire, pour qu'Adrien retrouve sa juste place au sein de la famille des Sauvanet

 

Extrait :

Le tout début de cette histoire : " Ou l'histoire d'un grand-père dont la mémoire familiale avait perdu toute trace. Alors comment en est-on arrivé à effectuer des recherches et à le retrouver ? 

L'effet Domino, vous connaissez ? 

Un peu d'histoire, remontons le temps. Monique, qui n'est pas encore madame Sauvanet mais mademoiselle Lair, quitte en janvier 1971 son Anjou natal pour aller travailler en Haute Savoie. Elle devient jardinière pour jeunes enfants de 3 à 6 ans dans un aérium, le Lou P'Tiou. Elle s'occupera là-bas de centaines d'enfants. Elle y travaillera jusqu'en août 1973.

Vers les années 2015/2016 l'idée lui vient de lancer quelques recherches. Elle aimerait bien retrouver quelques bambins dont elle s'est occupés dans ces années lointaines. Elle écrit un article sur son site. Elle demande à ses contacts Facebook de le partager, encore et encore. 

D'un autre côté, Fabrice qui a été un petit pensionnaire de ce Lou P'Tiou aimerait bien retrouver SA Monique... Et le miracle a lieu, ces deux-là se retrouvent. Et ce n'est pas si étonnant quand on sait que Fabrice est atteint d'un virus, celui de l'amour des recherches, où il se révèle très efficace. Un jour, donc, il propose ses services pour effectuer des recherches généalogiques concernant la famille Lair. Ceci étant fait, Monique décide de lui faire faire ces mêmes recherches concernant la famille Sauvanet. Elle prévient Fabrice que c'est un vrai défi puisque, dès le grand-père de JC, c'est le vide absolu, le silence complet. Fabrice accepte le défi.

On apprend assez vite que ce grand-père se prénomme Adrien. Le premier pas est fait. Ensuite, tout s’enchaîne assez vite.... 

 

Journal l'Action Française, 29 juillet 1926

 

"L'accusation relève contre Sauvanet un faisceau de présomptions impressionnantes mais aucune preuves formelles"

Ce que j’écris le 2 septembre 2018 : Retour sur la journée d’hier... Le pouvoir des mots, je connais. Ou plutôt je croyais connaître. Hier donc, j’ai lu pas mal de coupures de journaux des années 1925, 1926, des articles retraçant l’affaire. J’ai été choquée, j’y ai repensé tranquillement cette nuit. Non, les mots, les expressions n’avaient rien d’exceptionnel, ce sont ceux utilisés couramment à chaque affaire. Mais je les ai lus avec un œil différent. Bien que soit écrite l’expression présumé coupable, il était évident par la présentation des faits que la presse l’avait déjà jugé. Ce nom... C’est cela qui m’a le plus perturbée, pourtant, encore une fois, c’est la procédure courante, me semble-t-il. Dès qu’on se retrouve du mauvais côté, je veux dire du côté des accusés, on perd son statut de Monsieur. On devient X, Y, mais plus jamais Monsieur X, Monsieur Y. Avant tout jugement, on essaie d’ôter l’essentiel, son moi, sa personnalité. Il faut être fort pour rester debout. Au vu des comptes rendus, je crois qu’il l’était. Je suis contente d’avoir servie d’intermédiaire, d’avoir lu avant JC, pour présenter chaque document. Ce nom. On ne parlait pas d’un ancêtre lointain, non. On parlait du grand père de JC et de son père, petit bout de deux ans, très certainement sur les lieux , au moment de l’affaire. Cet homme, ce Sauvanet avait aussi un prénom, Adrien. Il a donc été jugé, condamné, le bagne à perpétuité. Il y est décédé. Pendant son procès, il a toujours clamé son innocence. Personne ne le rejugera, surtout pas sa descendance. Adrien nous était inconnu jusqu’ici, plongé dans un silence épais, un secret de famille. Ce nom Sauvanet. JC, hier soir, redisait qu’il était fier de le porter. Journée perturbée et perturbante pour nous. Et, oui, Merci à toi Fabrice, merci de nous avoir perturbés. Ces informations comblent un vide sidéral.

 

A suivre...

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mar.

23

juil.

2019

Recueil : De Sète à Royan par le canal des Deux Mers

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