De Bayonne à Muxia

 

A la mémoire de Yoann... Malheureusement décédé des suites de ses blessures, le 14 juillet 2013...Qu'il repose en paix...

Comme pour nos précédents chemins, un livre récit vous racontera nos petites aventures, nos bons moments vécus sur le chemin etc.

Notre chemin 2013 fut spécial, la destination de ce livre le sera aussi... Comme les autres, il s'agit d'un livre de bord, avec nos petits moments de bonheur, le récit du déroulement de nos journées, étapes par étape. Mais ce récit-là servira à démontrer à cette belle famille des pompiers que nous sommes là, près d'eux, pour les soutenir...

 

 

 Pourquoi ne pas en acheter plusieurs exemplaires ? Pensez ausx futurs cadeaux d'anniversaires, Noël ou autre fête. Lors d'une invitation, pourquoi apporter des fleurs qui se fanent ou des chocolats qui font grossir ?

MISE A JOUR MARS 2015

Deux ans plus tard... Personne ne les oubliera... Mais l'association créée vient d'être  dissoute... Donc, il n'est plus possible de faire un don, comme je vous invitais à le faire au début de ce livre. Merci cependant à tous ceux qui nous ont suivis dans cette action de soutien..

Ce livre redevient, comme toutes mes publications, un livre fait pour rêver, pour apporter un bon moment d'évasion...

Ce livre, malgré tout, est et restera dédié à Yoann...

 

 

 

En avant première :

Nous dédions ce récit à Yoann, Olivier et Christian...

 

Le 25/03/2013, lors d'une intervention sur un feu de bâtiment agricole dans le département de la Sarthe (72) un accident thermique est survenu, blessant quatre sapeurs-pompiers, 3 grièvement et 1 plus légèrement. Yoann fut le plus atteint par les flammes et le plus grièvement touché au point où son pronostic vital est, à ce jour, toujours engagé.
L'opération ruban rouge consiste à mettre un ruban rouge sur tout véhicule, en guise de soutien.Pour nos trois pompiers, Yoann, Olivier et Christian, nous avons porté ce ruban rouge, tout au long de notre chemin. Nos pensées sont allées vers eux à chaque moment fort de ce chemin.

En soutien à ces trois pompiers et leurs familles, vous avez la possibilité de faire un don. L'argent récolté servira à combler les dépenses engendrées par cet accident :

Amicale des sapeurs pompiers de Connerré 1 rue Claude Chappe 72160 Connerré

Amicale des sapeurs pompiers de Bouloire 2 bis rue nationale 72440 Bouloire.

Ordre du chèque : Solidarité-Bouloire-Connerré. N'oubliez pas de mentionner que le don est au bénéfice des 3 sapeurs pompiers brûlés. Merci pour eux

Mony et JC

 

Avertissement

Ce livre n'est pas autre chose qu'un carnet de bord. À ce titre vous n'y trouverez pas de grandes envolées philosophiques ou autre pensées profondes. Ce n'est pas non plus un guide touristique, d'autres publications ont déjà été faites concernant ce chemin. Je me contente de situer les lieux pour que le lecteur puisse avancer à nos côtés, au rythme de nos pas.

Ce livre s'adresse avant tout à tous ceux qui ont la curiosité de savoir comment se déroule une journée ordinaire d'un pèlerin ordinaire. Chacun parcourt son chemin selon ses envies, ses possibilités, ses convictions. Il n'y a pas de bon pèlerin ni de bonne façon d'appréhender le chemin.

Je parle météo parce que pour un pèlerin, (tout comme l'agriculteur), étant en contact direct avec la nature, la couleur du ciel est importante pour sa journée.

Je parle parfois douleur ou soucis de santé parce que, oui, le chemin est parfois exigent et que, non, tout n'est pas toujours idyllique. 

 

Exemple d'une journée

Jeudi 25 avril – Calzada del Coto – 29,7 kilomètres

Nous partons vers 7 heures, nous avons tous les deux complètement récupéré après la très longue étape d'hier. Aucune douleur à signaler. Cela peut paraître magique mais il en est ainsi. J'en avais déjà parlé lors de mon premier chemin. Il y a une grosse différence entre douleur et fatigue. La fatigue sera oubliée après une bonne nuit, que l'on dorme bien ou pas d'ailleurs. Par contre, on a tous les risques pour qu'une vraie douleur soit encore bien présente le lendemain matin.

Nous visons Sahagun, à 24,3 kilomètres, ce qui sera très raisonnable, presque une journée de repos comparée à celle d'hier. La suite de la journée nous apprendra qu'il faudra aller plus loin. Le chemin se promène tranquillement au milieu des champs de blé. Parfois un tracteur nous double avec son nuage de poussière. La plupart du temps les conducteurs sont sympas et ralentissent au maximum pour limiter les dégâts. C'est à Terradillos de Los Templarios que nous prenons notre café bocadillo. Belle salle décorée dans cette région où les Templiers ont une histoire très présente.

La piste monte un peu, ce qui nous permet d'apercevoir Sahagun de loin. Sur notre droite, nous apercevons la Virgen del Puente, une petite chapelle où des gens en nombre semblent se masser. Beaucoup arrivent à pieds de Sahagun. J'apprendrais plus tard que c'est justement le 25 avril qu'ils font une « Romeria », sorte de réunion où chacun apporte pain et fromage, on y mange des escargots et l'on danse la « tantarida ».

Nous entrons à Sahagun par l'ancien tracé du Camino, nous passons au milieu de zones artisanales. Il est un peu plus de midi, nous frappons à deux albergues, en sortie de ville, sans succès. Nous visons alors un camping, situé juste après la sortie de la ville. À la réception de ce camping, pour une fois les horaires sont affichés. Sauf que bien qu'il ne soit que 13 heures et que le bureau ouvre jusqu'à 14 heures, il n'y a plus personne. Un résident nous apprend que le patron devrait revenir vers 17 heures. Pas question d'attendre jusque-là, pour apprendre, peut être, qu'il ne loue plus de tente. Il nous faut donc repartir, faire les 5 kilomètres qui nous séparent de la prochaine albergue. Cela fait beaucoup trop après la très longue étape d'hier. Non, je ne craquerais pas !!! Courage Mony, tu dois repartir.

À la sortie de ce camping, nous croisons un pèlerin qui rentre chez lui. Il habite Bayonne. Il est heureux de nous rencontrer car, forcément, il ne voit que peu de monde. Pourtant, je suis un peu grognon et je n'ai pas envie de m'attarder et de discuter avec cet homme pourtant très sympathique. D'autant qu'il nous inquiète un peu. En effet, il vient donc de parcourir le chemin qu'on s'apprête à emprunter et lui n'a pas vu d'albergue à la distance que nous lui indiquons. Ah non ! Déjà que cela va me faire encore une étape de presque trente kilomètres, on ne va pas encore me rallonger la sauce. Je suis un brin agacée et c'est d'un pas tonique que je repars, la colère me stimule souvent.

Nous avons l'explication plus loin. En fait le chemin se partage, soit nous empruntons le Camino Real (et là, oui, il faut compter neuf kilomètres pour trouver un hébergement) soit nous suivons la Calzada Romana où nous trouvons bien notre albergue municipale. Ouf ! Une albergue sympathique, en donativo, avec eau chaude et chauffage. Deux Anglaises s'y arrêtent, regardent et finalement repartent. « Trop simple » ont-elles dit. Nous, cela nous convient très bien. Nous serons rejoints un peu plus tard par Ramuntcho, un Basque.

Depuis le début de l'après midi, l'homme d'entretien de la commune travaille près de nous. Il tond, il taille les arbustes. Comme je ne parle pas espagnol, par gestes, il me fait comprendre qu'il doit entrer dans l'albergue, c'est là que se trouvent les robinets pour arroser ses massifs. Toujours par gestes, il me fait comprendre qu'il ne sait pas exactement où sont les jets d'arrosage ni à quoi correspond chacun de ces fameux robinets. Alors, il ouvre un robinet, ressort, « Ah tiens, celui-ci arrose le massif des roses », il en ouvre un autre, « Ah tiens, celui-là arrose les tulipes » etc. Jusqu'au moment où... Un jet m'arrive directement aux pieds, sous la table... Une gerbe d'eau, bien fraîche, presque glacée, tonique, idéale sans doute pour tonifier l'ensemble du corps ! Je ne sais plus, j'ai dû crier avant d'être prise de fou rire... Il faut tout de mêmequelques secondes avant que tout ne s'arrête ! Comme dit l'expression bien connue, je n'avais plus un poil de sec ! Notre homme est bien embêté (ou du moins il fait bien semblant ! peut être parle-t-il encore de cette pèlerine française qu'il a bien arrosée !). Il sait sans doute que les pèlerins ne voyagent pas avec une garde-robe bien conséquente... Je dois me changer des pieds à la tête et à cette heure, peu de chance pour que mon linge sèche. Il nous apporte un radiateur soufflant, tout penaud. Pas grave monsieur, nous avons bien ri, merci à vous.

JC et Ramuntcho discutent un peu, en soirée, moi je dors déjà.


 

 

Voici nos photos. Comme les annotations sont parfois un peu longues, pour ne rien rater, il vaut mieux cliquer dessus et les faire défiler manuellement.

 

Et voici une petite vidéo prise en la cathédrale de Santiago, le Botafuneiro, célèbre encensoir 

Le 13 avril, peu avant Puenta la Reina

Pour la pause de midi, nous entrons dans le village de Muruzabal. Une jolie table nous y attend mais, surtout, nous sommes juste à côté de la salle des fêtes où un groupe musical répète. Ce sont surtout des Paso-doble. Ils nous charment pendant le temps de notre halte. Une femme les accompagne en chantant, c'est magnifique. Avant de repartir, nous les saluons et les remercions, notre chemin continue.

Je fais cette courte vidéo, dommage, la femme ne chante plus...

 

Commentaires : 5
  • #5

    Mony (mardi, 16 août 2016 19:50)

    Marie Jo ? Celle de Facebook ou pas ?
    En tous les cas merci du passage par ici... Oui, on regarde cela et on cherche des yeux son sac à dos, son bâton et ses chaussures !!! Sourire
    Bisous

  • #4

    Marie-Jo (mardi, 16 août 2016 19:29)

    Ca donne envie...
    Bises à vous 2
    Marie-Jo

  • #3

    monyclaire (dimanche, 13 octobre 2013 20:11)

    Dernier commentaire de Marie Francoise, merci à elle d'avoir participé à notre action et d'avoir pris le temps de m'en faire un commentaire.
    "voilà Monique, cette fois c'est ton livre qui a voyagé ! 750 kilomètres...en voiture ,ce qui est quand-meme plus facile !!! J'ai suivi ton chemin qui ressemble un peu à la vie, des hauts, des bas, des souffrances et des joies...Et la nature si belle et si différente à chaque etape ! J'ai ressenti ta volonté d'arriver au but que tu te fixais, ton plaisir de marcher et d'être en communion avec ce qui t'entourait...Un retour aux choses simples, à la vie ! Tu écris bien, Monique, et je ne le dis pas pour te faire plaisir.. Ton écriture est sobre et sans ennui ! Juste une petite question....pourquoi Compostelle ???Pourquoi pèlerins et pas randonneurs ?

  • #2

    monyclaire (samedi, 20 juillet 2013 15:51)

    À la mémoire de Yoann, malheureusement décédé des suites de ses blessures, le 14 juillet 2013... Nous aurions tant voulu qu'il gagne ce combat !!! Respect à toi, Yoann, repose en paix
    Mony et JC

  • #1

    MAHIEU (lundi, 24 juin 2013 10:14)

    Tes photos sont très belles et vous savez, tous les deux, aussi bien jouer avec les images qu'avec les mots!!!