Nos chemins



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2008 Du Morbihan  au cap finisterre, par la voie du Nord

 

Nous sommes partis de Taupont ( 56), et en 74 jours de marche nous avons rejoint Santiago puis le cap finistère Espagnol, par la voie du Nord.

 

 

2010 Pointe Saint Mathieu Questembert

 

Pour pouvoir dire que nous avons relié les 2 caps ( Finistère et Français ), nous sommes partis de chez nous, en longeant le canal, direction Brest, puis la pointe Saint Mathieu, où nous avons trouvé le km zéro. Nous avonssuivi ce chemin jusqu'à Questembert.

 

2011 Chemin d' Arles

 

Pour cette année, nous avons choisi de partir de Arles et d'aller jusqu'au col du Somport, en 35 jours de marche environ.

 

2012 De Genève à Saint Jean Pied de Port

 

Notre départ est fixé au mardi 10 avril. Nous partirons de Genève, direction le Puy en Velay, par le GR 65 puis si nos pieds le permettent nous gagnerons Saint Jean Pied de Port.

 

2013 De Bayonne à Muxia

Nous sommes partis le 8 avril de Bayonne. Nous sommes passés par la voie du Baztan qui rejoint le chemin qui arrive de Roncevaux, peu avant Pampelune. Nous avons ensuite suivi le Camino Frances et sommes allés jusqu'à Muxia

 

2014 de Strasbourg à Roncevaux

Partis le 24 avril, nous sommes arrivés à Saint Jean Pied de Port le 19 juin. JC, seul, a continué jusqu'à Roncevaux

2015 De Bruxelles à notre Bretagne

2016 Le long du canal du Nivernais

2017 De Séville à Santiago

 

Pas à pas de Bretagne à Santiago sur Amazone Kindle

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2016, le chemin portugais de JC

de Genève à Saint Jean Pied de Port 2012

Arles - Le col du Somport, 2011

De Bretagne à Santiago, 2008

Commentaires : 11
  • #11

    Mony (mercredi, 28 septembre 2016 15:46)

    Merci à Dominique pour son avis reçu ce jour
    PAS À PAS – DE STRASBOURG À RONCEVAUX
    De : Monyclaire
    Comment ne pas éprouver de l’admiration pour ce couple sympathique de Pèlerins prêts à déplacer des montagnes pour arriver à leur but final. Ce journal de bord relate toutes les difficultés rencontrées sur le terrain par nos deux marcheurs malgré une préparation minutieuse de cette pérégrination au long cours.
    Joie, bonheur, souffrance sont le lot des sentiments ressentis lors de chaque étape qui nous entraîne à la découverte d’une France magnifique. Relier Strasbourg à Roncevaux par la marche n’est pas promenade anodine et reste une aventure héroïque.
    Nos deux pèlerins Monique et JC seront encouragés tout au long du parcours par des gens généreux qui leur donneront la force de redémarrer chaque lendemain. Lors de ce périple, ils seront protégés et guidés spirituellement par une âme bienveillante, c’est certain.
    Abnégation, gentillesse, attention, représentent quelques mots pour définir Monique et JC. Les rencontrer est source de richesse morale et intellectuelle.
    Félicitations Monique, et à bientôt…
    Le 28 septembre 2016
    D.CHEVALIER

  • #10

    monyclaire (vendredi, 19 décembre 2014 20:24)

    Pas à pas de Strasbourg à Roncevaux
    Reçu ce soir un commentaire qui m'a beaucoup touchée... Reçu en message privé mais David m'a autorisée à le partager ici et je l'en remercie... Ce commentaire me touche d'autant plus que j'ai connu David grâce au Chemin, qu'il parle là d'un sujet qu'il connait bien lui aussi et... parce que nous avons eu le grand plaisir de faire sa connaissance " pour de vrai" au cours de ce chemin 2014, en compagnie de Frédéric...
    " Un immense merci encore une fois pour ce "Pas à pas" qui m'a fait tant plaisir à lire.. Je referme cette aventure les larmes aux yeux ! Pourquoi ? Parce que la tristesse de "vous quitter" çar je me faisais une joie de "vous retrouver" et de "cheminer" avec vous par les mots, c'est comme si j'étais à vos côtés, chaque soir je retrouvais mes deux amis et j'avais hâte de reprendre le balisage du cœur.... Les souvenirs du chemin sont à nouveau remontés à ma mémoire . Je me souviens de cette montée magique après la croix de Gibraltar ... Alors oui l'émotion est là et, par pudeur, je préfère retranscrire en message privé ce sentiment. Je suis heureux de vous connaître. Amitiés..
    Merci pour cette émotion !"
    Un immense merci à toi David.

  • #9

    monyclaire (dimanche, 14 décembre 2014 16:45)

    Pas à pas de Strasbourg à Roncevaux
    Voici le premier retour de lecture, par Madeleine, que je remercie. Envoyé par courrier, donc je recopie.
    « Je viens de terminer ton livre, J'ai sincèrement passé un très bon momentde lecture, comme à chaque fois. Difficile de mettre des mots, que d'émotions !
    Quelles belles rencontres avec d'autres pèlerins, de bons moments partagés.
    Des belles étapes difficiles à terminer. Le météo n'est pas toujours encouragente, guère à mettre le nez dehors. La chaleur, ce n'est pas mieux, c'est épuisant.
    Merci à JC pour ses poèmes et ses belles photos.
    Quels beaux souvenirs vous allez garder.
    Bravo pour votre courage et quelle complicité vous avez.
    Une belle leçon de vie. »

  • #8

    monyclaire (dimanche, 13 octobre 2013 20:12)

    Pas à pas de Bayonne à Muxia
    Dernier commentaire de Marie Francoise, merci à elle d'avoir participé à notre action et d'avoir pris le temps de m'en faire un commentaire.
    "voilà Monique, cette fois c'est ton livre qui a voyagé ! 750 kilomètres...en voiture ,ce qui est quand-meme plus facile !!! J'ai suivi ton chemin qui ressemble un peu à la vie, des hauts, des bas, des souffrances et des joies...Et la nature si belle et si différente à chaque etape ! J'ai ressenti ta volonté d'arriver au but que tu te fixais, ton plaisir de marcher et d'être en communion avec ce qui t'entourait...Un retour aux choses simples, à la vie ! Tu écris bien, Monique, et je ne le dis pas pour te faire plaisir.. Ton écriture est sobre et sans ennui ! Juste une petite question....pourquoi Compostelle ???Pourquoi pèlerins et pas randonneurs ?

  • #7

    monyclaire (dimanche, 24 février 2013 22:14)

    Je remercie Chris pour l'article qu'il a bien voulu consacrer à mon dernier récit
    Pas à pas de Genève à Saint Jean Pied de Port
    Vous pouvez lire cet article directement sur son blog :
    Mon chemin vers Compostelle
    Quand on cherche des ouvrages se rapportant à Compostelle on trouve bien entendu les classiques écrits par de vrais écrivains mais on trouve aussi les récits de voyages. Mais ce n'est pas parce que l'auteur est un pèlerin que son écriture est exempte de sentiments, de richesse.
    D'ailleurs il n'y a pas toujours de grande différence entre un écrivain qui raconte son pèlerinage et un pèlerin qui met tout son coeur dans le récit de son voyage.
    C'est ce qui m'incite à lire des récits de voyage et voila pourquoi je viens d'acheter le livre "Pas à pas de Genève à Saint-Jean-Pied-de-Port" de Monyclaire (Monique Sauvanet de son vrai nom).
    Première bonne impression, la qualité du livre, de la couverture, du papier, le tout associé à une belle mise en page. Si, comme moi, vous vous intéressez à l'auto-édition, vous savez que les services proposés ne donnent pas toujours ce résultat-là...
    Le récit ensuite, et comme le précise Monyclaire, il ne s'agit pas d'un guide touristique, heureusement mais d'un texte écrit à deux, voire trois mains. En effet, Monyclaire a ajouté à ses écrits ceux de son fils qui les a accompagnés sur une partie du parcours et quelques poèmes de son mari.
    Le récit est bien sûr un cheminement (leur chemin s'est déroulé en avril et mai 2012) que l'on vit à travers ses mots, d'autant plus que lorsqu'on connait bien le chemin qu'ils ont parcouru, des images viennent avec les mots, on revoit la fontaine où ils se sont rafraîchis, le gué qu'ils ont traversé avec difficulté...
    Je crois que ce que j'aime le plus dans ce type de récit c'est de voir que l'auteur a connu, comme nous, la souffrance, les blessures, les intempéries. Ca rassure quelque part .
    Le livre décrit leur parcours, les lieux, les pèlerins rencontrés, ceux que l'on perd de vue pendant plusieurs jours et que l'on retrouve plus tard.
    Et vers la fin du livre Monyclaire relate cette rencontre avec trois pèlerines qui lui expliquent qu'une association belge a mis en place une sorte de pèlerinage par équipe, essaimant le long du chemin des équipes qui chacune vont réaliser une partie du chemin...là je me dis que je connais ça, il s'agit de "De Namur à Saint-Jacques de Compostelle, autrement".
    Et si je connais c'est que parce que j'avais virtuellement suivi Sylvie la pèlerine belge qui participait à cette aventure. Je réagis alors qu'elle devait être sur ce parcours, je vérifie, les dates et le parcours correspondent. Sauf erreur de ma part il s'agit bien de Sylvie et de deux autres pèlerines, Monyclaire pourra même voir leur photo sur la page Facebook de Sylvie, Radiocamino, (il s'agit d'une publication datée du 30 avril 2012). Le chemin est peut être long mais le monde des pèlerins est petit en fait
    Pour revenir au livre, il se lit avec plaisir et l'approche qu'en a Yoann, le fils de Monique et JC est très intéressante, puisque venant d'un "non pèlerin" qui, en plus d'être proche de ses parents pendant ce voyage va aussi se laisser prendre par la magie du chemin...
    Vous pouvez retrouver l'ensemble des ouvrages (car elle n'a pas écrit que sur le chemin de Compostelle) de Monyclaire sur son site. Le prochain, toujours de Monyclaire, dans ma liste de lecture : "Pas à pas, de la Bretagne à Santiago", chemin qu'elle a effectué en 2008.

  • #6

    monyclaire (jeudi, 15 novembre 2012 13:00)

    " Pas à pas de Genève à Saint Jean Pied de Port""Lu par Gérard-Jean Muller:
    On échange des mots. On échange des chaussures. On fond au soleil. On se confond avec le paysage. On marche longtemps. La faim, la soif,la fatigue apparait. On marche encore et encore. Les maux remplacent les mots.Les moustiques, les ampoules, le froid, les torrents de boue. Puis la fatigue disparait. La sérénité la remplace. Tout devient beau. Marcher avec Monique, c’est ne rien vouloir d’autre et puis la rencontrer, elle et son univers. Et, au bout du voyage, entrevoir le Tout...

  • #5

    monyclaire (mardi, 13 novembre 2012 23:05)

    Commentaire de Paul De Simone :
    Pas à pas de la Bretagne à Santiago
    Bonsoir chère Mony, et cher Jean-Claude. Je suis fier de Jean – Claude, car il a su protéger sa petite femme, fragile ! Quelle aventure vous avez réussie là ! Je n’aurais jamais pu faire cela ; je n’aime pas marcher ! Vous pouvez être fiers de vous ! Bravo ! À vous deux, et à tous les autres pèlerins ! J’ai réussi à terminer votre
    voyage avec vous. Je suis épuisé tant vos récits sont prenants parfois, les erreurs de parcours, la pluie presque tout le temps oh la la ! Quelle galère ! Le mal dormir ! La bouffe pas toujours agréable ! Cela restera un souvenir unique pour vous et je vous envie bien sûr de ne pas pouvoir en faire autant je vous embrasse et vous dis un grand bravo bisous a vous deux. Paul De Simone

  • #4

    monyclaire (mercredi, 07 novembre 2012 14:44)

    Retour de lecture, écrit par Yvonne Tresse, après la lecture de " Pas à pas de Genève à Saint Jean Pied de Port":
    Monique bonsoir, j'ai terminé votre voyage jusqu'à st Jean-pied-de Port, je me suis régalée,quel courage, quelle endurance vous avez, vous n'avez pas été gâtés par le temps que de pluie et chemins boueux. J'adore lorsque vous arrivés au Gite, je l'impression de vous voir les derniers 100m, et Yoann m'a fait sourire quelquefois avec ses chaussures et ses douleurs, le pauvre, toi aussi Monique quel courage tu as , et vous formez tous trois un trio plus que sympathique,et un couple hors du commun, mais pas des chemins, je vous dis bravo! j'étais émue par la petite Lilou . Toujours enthousiaste de lire tes récits Monique, et j'ai aimé les poèmes de Jc

  • #3

    monyclaire (vendredi, 08 juin 2012 11:36)

    Un autre commentaire :
    Avis de Corinne Gatel-Chol
    Ils ne savaient pas c'était impossible, alors ils l'ont fait...
    J'aime beaucoup cette phrase de Mark Twain qui résume un peu, il me semble, le périple de Monique.
    Celle-ci, au début du livre, vient de "fêter" ses dix ans de rémission à la suite d'un cancer qui a, et nous le comprenons, boulversé sa vie. Cette idée de départ, c'est un peu un challenge... et s'il suffisait d'y croire...
    Et nous y croyons avec elle, tout au long de ces 1700 kilomètres de boue, de pluie, de chutes, de douleurs... mais de soleil aussi... et de belles rencontres !
    Livre témoignage à deux voix : la sienne et celle de JC qui l'accompagne. Son point de vue à elle, son point de vue à lui. Souvent identique mais regard différent.
    Mots simples, phrases bien construites qui touchent et nous entraînent jusqu'à Saint-Jacques et plus loin jusqu'au Cap Finisterre, terre celte, endroit magique que j'ai tout particulièrement apprécié (en vrai) pour sa similitude avec notre Finistère à nous...
    Au fiinal 74 jours de périple avec en prime, au retour, la rencontre avec Elisa, leur petite-fille, née durant leur absence.
    Un témoignage m'a beaucoup touché, celui de ce vieux, très vieux, qui dit ne plus avoir d'avenir, mais beaucoup de présent...

    Corinne Gatel-Chol

  • #2

    monyclaire (vendredi, 08 juin 2012 11:34)

    Voici le commentaire d'une lectrice qui a lu ce livre dans le cadre " des livres voyageurs", L'avis d'Everbook Bookablok : http://bookablok.blogspot.fr/2012/06/pas-pas-de-la-bretagne-santiago-de.html


    "C'est le livre émotion du mois de mai, j'ai eu l'impression de partir avec eux sur ce chemin, c'est dur, même très dur, mais on se rend compte que c'est une très belle aventure humaine avec de belles rencontres mais c'est aussi très psychologique, physique et demande une longue préparation. Ils ne font pas ce parcours pour des raisons religieuses ou de recherche de soi mais plus pour se prouver qu'ils peuvent le faire.
    J'ai eu beaucoup d'affection pour notre couple, ils ont une volonté de fer, ils se soutiennent, on sent vraiment leur amour à travers ce livre.
    Mony est la plus fragile et pour cause elle part avec un pied et une épaule fragiles, du coup JC est vraiment à son écoute, il se fait beaucoup de soucis pour elle et même s'il est fatigué s'il faut faire 1 km de plus pour chercher leur repas, il y va, en laissant Mony se reposer. J'ai aimé leur complicité, leur humour mais j'ai vraiment eu peur à deux reprises qu'ils abandonnent.
    Chaque jour fait à peu près une page voire deux, ils ne nous racontent pas tout dans les détails mais l'essentiel est dit : leurs escales, leurs organisations, les albergues, les paysages, les petits moments qu'ils apprécient...C'est un livre à deux voix puisque vient se glisser quelques commentaires de JC dans le récit de Monyclaire et j'ai bien apprécié car on a vraiment le ressenti de nos deux pèlerins.
    L'écriture est vraiment sympa et entrainante, une fois que je l'ai commencé je n'ai plus eu envie de le lâcher !
    A la fin, on retrouve également le suivi qu'à fait leur fils Yoann, pour tenir au courant tous leurs supporters et on se rend compte qu'ils n'étaient pas seuls finalement à voyager."

  • #1

    monyclaire (jeudi, 23 février 2012 13:11)

    Commentaire de Camille Arman, elle a lu " Pas à pas de la Bretagne à Santiago"
    Le cancer est une merde
    Quand on s’en sort on est plus fort
    Mony sait ça.

    Depuis elle a choisi de prendre le temps
    De donner du temps à ses rêves
    Au lieu de les rêver.

    Ca passe par :
    Mille sept cents kilomètres de foi et d'endurance
    Le système DSLRC
    Les maux de pieds
    Les logis trop petits

    Et plus encore…

    Des rencontres humaines
    Les retrouvailles avec les éléments,
    La faim, la soif, la boue et tout le tremblement .
    Heureusement elle n’est pas seule
    Son amour l’accompagne.
    Sans lui, elle n’aurait pas pu
    Ou du moins pas fini le parcours
    Celui-là. et peut-être un autre aussi...
    C’est le récit du compagnonnage d’une vie
    Et rien que pour cela…

    Marcher c’est se mettre au ralenti
    Aller à contre courant de l’inessentiel..
    Mony, merci de m’avoir emmenée avec vous sur vos Chemins de Compostelle,
    En parallèle
    Alors vous aussi lisez « Pas à pas, de la Bretagne à Santiago »,
    Vous en ressortirez grandis !

    Camille Arman

Notre façon à nous de parcourir ce chemin

 

Il y a mille et une façons, sans doute, de parcourir le chemin, chacun la sienne.

Pour nous, c'était une évidence, nous devions partir de chez nous, aller jusqu'à Santiago en une seule fois et, surtout, le parcourir ensemble, mon JC de mari et moi même.

Partir de chez soi. Cela peut ressembler à un détail et pourtant le symbole est très fort. Il y a toutes ces petites choses qu'il faut penser, préparer et qui nous donne déjà le goût du chemin. Par exemple le frigidaire, le congélateur que l'on vide parce que notre absence sera longue et qu'on souhaite couper l'électricité. Parce que si nous avons programmé la date de notre départ, nous n'avons aucune idée de celle de notre retour. Pas d'impératif de temps. Une première nouveauté dans notre quotidien, première perte de repère.

Un matin, le sac au dos, le bâton à la main, nous fermons notre porte, faisons tourner la clé dans la serrure. Cette toute petite clé qui sera bien cachée au fond de sa pochette et qui attendra son heure pour de nouveau être utile. Un dernier regard à la maison, notre maison. Cette fois-ci, c'est notre abri que nous laissons. Dans les premiers jours, c'est le sentiment de vulnérabilité qui m'habitait. Face aux intempéries, aux chiens errants...C'est un sentiment qui m'a très vite quittée.

Nous habitons la Bretagne. Nous allons donc rejoindre Nantes, en suivant le canal qui relie Nantes à Brest. Là, nous rejoignons le chemin qui arrive du Mont saint Michel et descendons jusqu'à saint Jean d' Angély. Nous y retrouvons le chemin qui, lui, arrive de Tours et qui nous emmène jusqu'à la frontière espagnole via Saintes, Bordeaux, Bayonne.

Cette France-là, nous la connaissons bien sûr mais la traverser à 3,5km/h de moyenne, c'est tout autre chose. Partis le 12 avril, nous voyons le printemps s'installer peu à peu. La végétation se transformer, reverdir et éclater en d'inoubliables notes fleuries. Nous avons le temps, incroyable richesse. Écouter, regarder, sentir. Peut être parce que c'est un de nos sens qui est le moins utilisé, c'est surtout mon odorat que j'ai senti se développer. De nouveaux parfums, inconnus.

Les rencontres. Un sourire. S'arrêter. Prendre son temps, merveilleuse richesse.

Ensuite, ce sera l'Espagne. Nous suivons la voie du Nord, via San Sebastian, Bilbao, Santander, Ribadesella, Oviedo, Lugo, santiago puis le cap Fisterra.

Aller à Santiago en une seule fois. Je comprends que cela n'est pas possible pour tous, et que certains ne le désirent tout simplement pas, chacun ses choix. Pour nous, il ne pouvait pas y avoir d'autres choix...S'offrir les moyens d'avoir le temps, donnée indispensable. Et c'est, sans doute, ce qui a fait pour moi la magie de ce chemin. Chaque matin repartir, avec enthousiasme, curiosité. Ne pas s'arrêter, ne pas faire demi tour, continuer. Ce chemin vous absorbe, vous attire. Qu'y a-t-il après ce virage, que vais-je découvrir en haut de cette côte ? Avancer encore et encore. J'ai eu le sentiment d'être sur une voie parallèle, en dehors du temps. 11 semaines de marche. 11 semaines, à pas mesurés, déterminés. 11 semaines pour parcourir ces 1700 kms.

Nous avons perdu chacun de nos repères, nous sommes, enfin, déconnectés de cette réalité qui nous absorbe, qui nous donne cette impression de toujours courir après le temps...

Nous avons( ré)appris à vivre avec le nécessaire, juste le nécessaire. 5,2 kg sur le dos, plus la nourriture du jour. C'est peu mais rien d'essentiel ne nous a manqué.

Parcourir ce chemin ensemble: Là, c'est un sujet très controversé et, je comprends. Cependant, là encore, chacun ses choix. Personnellement, seule je n'aurais pas cheminé bien longtemps. La longueur des étapes dépend des hébergements .L'état d'épuisement où je me retrouvais certains soirs ne me permettait plus de parcourir cette autre distance nécessaire pour trouver un ravitaillement. Seule, je me serais couchée, sans manger...

Nous avons parcouru et réussi ce chemin ensemble. Je remercie mon JC pour cela, merci de m'avoir aidée à réaliser mon rêve.