Récit de voyage

Pas à pas de Genève à Saint Jean Pied de Port

 

 

13 euros plus frais de port

Voici quelques extraits :

 

 

Une nouvelle fois, nous vous proposons de nous accompagner sur notre chemin .Nous allons essayer de vous faire partager nos petits et grands moments, tout au long de ce long cheminement.Comme pour le récit de notre premier périple, Pas à pas de la Bretagne à Santiago, vous ne trouverez pas ici les détails d’un dépliant touristique. Notre but n’étant pas de faire du tourisme mais bien d’aller au bout du chemin que nous nous sommes fixé. D’ailleurs, il suffit de fouiller sur les pages des régions rencontrées pour en trouver toutes les particularités. Ici, vous trouverez plutôt nos impressions, nos petits bonheurs et les petits détails qui agrémentent notre chemin.

JC, mon mari, ayant l’humeur poétique lors de nos périples, vous pourrez , au fil des jours, découvrir ses poèmes.

Notre fils, Yoann, est venu nous rejoindre à Moissac et a parcouru en notre compagnie les treize dernières étapes. Comme nous, chaque soir, il a pris des notes, racontant sa journée. J’ai trouvé intéressant de les inclure ici, un autre regard, une autre façon de voir et d’appréhender un même chemin. Vous trouverez ses impressions, au bas des pages, en italiques...

Mardi 10 avril, ce sera donc le grand départ sur le Chemin. Un rêve. Moi, dans mes rêves, j’ai les moyens, tous les moyens. Sinon, cela ne s’appelle pas un rêve, tout juste une envie, un désir, un souhait...Moyen financier, tout d’abord. Dans mes rêves ce n’est jamais M. Euro qui commande. Ce n’est pas lui qui décide : pas si loin, pas si longtemps, pas possible, tu n’en as pas les moyens... Tais-toi, M. Euro, je vis mon rêve, tu n’y as pas ta place.Moyen de santé. Dans mes rêves, Mme Douleur se doit de se faire oublier. Elle n’est plus là pour bloquer mes gestes, handicaper mon quotidien, empêcher mon repos. Tais-toi, Mme Douleur, je vis mon rêve, tu n’y as pas ta place. Dans mes rêves, sur Le chemin, j’emmène tous mes amis, ceux pour qui les jours se sont assombris et qui regardent loin devant eux, pour retrouver le soleil. Ils sont nombreux. Je marche pour chacun d’entre eux. Pour eux, je regarde, je respire, j’écoute, je sens, j’apprécie chaque instant. Pour eux, j’essaie d’aller au bout de mon rêve pour alimenter leur source d’espoir. Ce seront encore eux qui m’aideront à trouver l’énergie pour faire les derniers kilomètres de la journée, les plus douloureux...Ce seront eux qui m’aideront à aller le plus loin possible sur ce beau chemin. Merci à chacun d’eux.À bientôt.

 

 

 

 Exemple de récit d'une journée :

 

20 avril Saint-Appolinard, vingt-huit kilomètres,nous entrons dans la Loire.

Avant le départ, je dois opérer mon ampoule, car impossible de rentrer le pied dans la chaussure. Cela me soulage un peu, il faudra faire avec. Allez, c’est reparti.

Nous sommes heureux de retrouver nos ombres, signe que le soleil nous accompagne. Heureusement, cela éclaire cette matinée où le chemin n’est guère intéressant. Voies ferrées, pylônes électriques, goudron et, pour compléter le tout, centrale nucléaire. Nous voyons tout de même quelques coquelicots, ici ou là, qui apportent leur touche de poésie.

Nous retrouvons le Rhône et devons emprunter quelques passages délicats où rien n’est vraiment prévu pour la sécurité des piétons... Dans ces cas-là, pas d’autre choix que d’accélérer le pas.Après le village de Chavanay, belle grimpette pour nous amener sur le plateau. Traversée au milieu des vergers, pommiers, pêchers et aussi de la vigne.

Au cours de l’après-midi, avec la pluie revenue, nous rencontrons un passage difficile, un ru à traverser. Enfin, ce qui doit être un ru en temps normal, là cela ressemble davantage à un petit torrent. JC, victime de son grand coeur, traverse le premier et se retourne pour m’aider. Son pied prend appui sur un gros caillou qui se révèle instable. Résultat ? Lui aussi a les pieds trempés et moi je me suis fait très mal à l’épaule...

La pluie est violente, nous choisissons de finir l’étape par la route pour éviter les chemins boueux et ne plus avoir à jouer les cascadeurs.

Nous sommes dégoulinants en arrivant au camping, mais nous y recevons un accueil très chaleureux, cela nous remonte le moral. JC prend un thé, et, courageusement, repart vers le village pour le ravitaillement. Seuls ceux qui ont connu ces journées de galère avec pluie violente et persistante peuvent comprendre le courage qui est nécessaire pour, après avoir posé le sac à dos, repartir pour faire les courses. Encore et toujours merci à mon JC.

Durant la soirée et la nuit, le chauffage du mobile-home fonc-tionne en continu et fait son possible pour sécher linge et chaussures...

 

 

Et si cela vous intéresse, n'oubliez pas son " grand frère" : " Pas à pas de la Bretagne à Santiago"

Commentaires : 7
  • #7

    Gilbert BESNIER (samedi, 20 décembre 2014 00:37)

    Bonjour Monique,
    Je me creusais la tête pour le Noël d'Yvette et pense, un peu tard, que le livre de JC et Pas à pas de Genève à Saint Jean Pied de Port seraient un beau cadeau.
    Combien dois-je t'envoyer pour ces deux livres et accepte tu de me les envoyer en attendant mon chèque.
    Je vous embrasse.
    Gilbert

  • #6

    monyclaire (vendredi, 07 février 2014 17:34)

    http://www.everbookautrement.com/18/post/2014/02/pas-pas-de-genve-saint-jean-pied-de-port-de-monyclaire.html
    Voici le retour de lecture de Everbook, merci à elle.
    "Monyclaire est l'un des rares Auteurs qui me donne l'impression d'être avec moi quand je lis un de ses romans et celui là ne déroge pas à la règle. Elle a un style d'écriture très simple mais efficace (en tout cas avec moi ça fonctionne très bien)

    Dans la première partie du livre, Mony va nous faire partager ses motivations quant à ce chemin, son état d'esprit avant le départ, son parcours, les rencontres qu'elle va faire, son voyage avec JC et Yoann (son mari et son fils) et dans la deuxième partie, c'est son journal de bord du 10 avril 2012 au 25 mai 2012. Chaque jour, nous avons un petit compte rendu : elle n'entre pas dans les détails et nous raconte seulement les choses qui l'ont marquées.

    Elle ne nous offre pas non plus une version édulcorée du parcours : elle nous parle aussi bien de douleurs physiques ou mentales, de problèmes de logement ou de nourriture que de rencontres inoubliables, de réussite...

    C'est également un livre familial vu que Monyclaire va non seulement partir avec son mari, JC, (il m'a, une nouvelle fois, bluffé par sa volonté, il ne lâche rien !) mais en route ils vont être rejoints par Yoann, leur fils et chacun va mettre dans cet ouvrage un peu de son expérience : entre JC qui nous écrit de très jolis poèmes, Yoann qui nous parle de ses impressions et les comptes rendus de Mony sur chaque étape. C'est vraiment très agréable à lire et j'ai pris un plaisir fou à partir avec eux sur la route....

    De plus des photos viennent agrémenter le récit, ce qui le rend beaucoup plus vivant, ce que j'ai grandement apprécié.

    Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup aimé ce voyage, une fois de plus, Monyclaire m'a amené avec elle sur le chemin, c'est un récit sincère, touchant et avant tout très humain que je vous recommande si vous aimez ce genre d'aventure.

  • #5

    monyclaire (mardi, 25 juin 2013 22:39)

    Merci ma belle Ombre pour ce commentaire qui me touche, vraiment.

  • #4

    M De Rodrigue (mardi, 25 juin 2013 22:14)

    PAS A PAS DE GENEVE A SAINT-JEAN-DE PIED-DE PORT


    J’ai pris mon bâton de pèlerin pour les suivre … mais confortablement assise dans mon fauteuil.
    Chaque fois, qu’une autre journée s’annonçait … je regarderais avec effarement tous les kilomètres qui fallait avaler sous la pluie, sous le soleil et … à l’avance, j’en frémissais.
    Pourquoi tant de fatigues?
    Pourquoi tant de souffrances gratuites ?
    Alors, j’allais relire le très beau poème de JC « Le pèlerin » !
    Et je compris le pourquoi !
    Monyclaire et JC partaient à la conquête de « L’inaccessible étoile » ; le combat sur soi et le partage avec l’autre ; celui qu’il rencontrait au hasard de leur chemin !

    Livre très intéressant… je dirais même très beau reportage qui nous éclaire pas à pas sur la condition de ces femmes et hommes qui partent au bout du chemin à travers de merveilleux paysages… avec la foi d’atteindre ‘ L’inaccessible étoile » !
    M De Rodrigue

  • #3

    Pascale MADELEINE (samedi, 01 décembre 2012 12:29)

    J'ai hâte de le lire !

  • #2

    monyclaire (jeudi, 15 novembre 2012 12:59)

    " Pas à pas de Genève à Saint Jean Pied de Port""Lu par Gérard-Jean Muller:
    On échange des mots. On échange des chaussures. On fond au soleil. On se confond avec le paysage. On marche longtemps. La faim, la soif,la fatigue apparait. On marche encore et encore. Les maux remplacent les mots.Les moustiques, les ampoules, le froid, les torrents de boue. Puis la fatigue disparait. La sérénité la remplace. Tout devient beau. Marcher avec Monique, c’est ne rien vouloir d’autre et puis la rencontrer, elle et son univers. Et, au bout du voyage, entrevoir le Tout...

  • #1

    monyclaire (mercredi, 07 novembre 2012 08:08)

    Retour de lecture, écrit par Yvonne Tresse:
    Monique bonsoir, j'ai terminé votre voyage jusqu'à st Jean-pied-de Port, je me suis régalée,quel courage, quelle endurance vous avez, vous n'avez pas été gâtés par le temps que de pluie et chemins
    boueux. J'adore lorsque vous arrivés au Gite, je l'impression de vous voir les derniers 100m, et Yoann m'a fait sourire quelquefois avec ses chaussures et ses douleurs, le pauvre, toi aussi Monique quel courage tu as , et vous formez tous trois un trio plus que sympathique,et un couple hors du commun, mais pas des chemins, je vous dis bravo! j'étais émue par la petite Lilou . Toujours enthousiaste de lire tes récits Monique, et j'ai aimé les poèmes de Jc