Le recueil de cette équipée

 

Un recueil de 60 pages avec une vingtaine de photos couleurs

Pour toute commande s'adresser ici

En parcourant la Via Rhôna...

Notre arrivée à Port Saint Louis

Photo de Robert Buffet, merci à lui...

En 2012, nous avions marché de Genève à Saint Genix, par le Chemin de Compostelle

C'est à ce niveau que nous avions perdu le Rhône ( à ce niveau le Chemin coupait et on avait retrouvé le Rhône à Chavanay...
C'est donc de Saint Genix que nous commencerons notre périple.

Une organisation particulière ( voir mon article précédent), mais pour résumer, nous avons parcouru l'ensemble du trajet en ALLER ET RETOUR... 

Ce fut une superbe belle balade, de 1000 km pour nous qui avons tout parcouru en aller retour...  Par contre, nous ne dirons pas que nous avons parcouru la Via Rhôna dans son ensemble. Pour plusieurs raisons.  Il nous est arrivé de choisir un chemin moins confortable pour pédaler, un chemin caillouteux mais plus proche du Rhône. En effet, si la Via Rhôna suit la vallée du Rhône, elle s'écarte parfois du fleuve.

Il nous est arrivé aussi de choisir de parcourir un passage à pied. Par exemple, au Sud de Lyon, il existe entre Vernaison et Givors un magnifique sentier le long du Rhône...

De même, avant Avignon, nous avons fait une superbe incursion à l'intérieur des terres, une traversée magique d'une portion de Garrigue... Mon guide Compostelle propose une balade sympa vers Angles et le Chemin des Peintres... Ce que l'on va faire... et l'on va se régaler ! Angles est un village paisible mais magnifique.

Des peintres ont immortalisé quelques jolies vues du village, on retrouve leurs œuvres tout au long du " Chemin des Peintres"

Ensuite, sur les hauteurs du village, nous arrivons à un superbe panorama... une vue super dégagée, juste un peu de brume de chaleur...

Puis nous continuons par un long sentier à travers la garrigue... J'ai cru entendre Daudet :)

De km en km, nous descendons doucement la vallée, en suivant ce Rhône... J'ai découvert que cette vallée cachait des trésors malgré cette image que j'en avais, ces souvenirs d'une vallée très industriallisée ( ce qui est vrai mais de superbes belles échappées sont à découvrir)

Et, doucement, nous arrivons à Port Saint Louis, terme du périple...

Nous y sommes accueilli par Robert, merci à lui d'avoir été là et de témoigner, grâce à ses photos, de notre arrivée.

Grâce aux nombreux articles de son blog, Robert nous a tellement bien parlé et décrit sa ville que j'ai l'impression de bien la connaître.

Avec, pour le dessert cette courte promenade ( que nous avons parcouru à pied) vers la plage Napoléon...

 

Au plus près du Rhône, au niveau du Péage de Roussillon...

Petite incursion dans la garrigue... Vers Angles

Conclusion

Nous avons fait une super belle balade mais je voudrais tout de même apporter une précision importante. Cette Via Rhôna n'est pas tout à fait terminée et il y a des secteurs qui restent pour le moins délicats, voire dangereux à parcourir avec de jeunes enfants par exemple. Je conseillerais juste de bien s'informer avant un départ en famille. Il y a des tronçons superbes, calmes et agréables. Bien les identifier et prendre ses précautions pour les autres....

Toutes mes photos sont à découvrir ici 

J'ai commencé à mettre des commentaires, c'est très long... Je ne mets souvent que le nom de la localité et pour cela j'ai fait confiance à la localisation de mon téléphone...

Plage Napoléon...

Photo Robert Buffet, merci à lui...

J'ajoute un petit mot à propos de cette Via Rhôna qui n'est donc pas terminée. Certains tronçons restent à faire. Cela progresse chaque année et nous avons eu de belles surprises. Il nous a été difficile d'avoir des renseignements précis sur l'état d'avancement des travaux. Nous n'avons pas toujours été renseigné dans les offices de tourisme qui, le plus souvent, n'en savaient pas davantage que nous, voire moins.

Alors, il est important pour moi de signaler que d'autres, au contraire, ont cette curiosité professionnelle, cette envie de savoir exactement ce que leurs clients vont rencontrer au départ de chez eux ( en amont et en aval )

Il en est ainsi de ce propriétaire de camping qui nous a si bien renseigné, là où la veille, dans un office de Tourisme, nous avions eu en réponse de nos questions des " Il me semble que" et "J'ai entendu dire que"

Alors un peu de pub pour ce Monsieur que je salue au passage... Amical souvenir...

Camping du Lion

Chemin Ile du Chenevier

07700 Bourg St Andéol

 Et pour ceux que cela intérressent, ils louent même des roulottes !

 

Je parlerai plus tard de quelques autres adresses interressantes, plutôt tournées vers les produits locaux, côté dégustation....

Je viens de terminer mon recueil, court récit de cette jolie balade. Les derniers mots : "En conclusion, que retenir de cette équipée ? 
Je retiens le confort apporté par notre fidèle Berlingo.
Je retiens qu'en vélo, on va plus vite, plus loin. Mais, malgré tout, je n'ai pas changé d'avis, la marche garde ma préférence.
Je retiens toutes les belles échappées le long de ce Rhône. Pour l'avoir côtoyé si longtemps, mon regard a changé. Dans mes souvenirs, la vallée du Rhône n'étaient qu'industries.
Mais je retiens surtout tous les bons moments passés avec chacun de vous : Cathie et Pierre, PascaleFrançois et sa jolie famille, Edmonde et Noël, Deniseet Jean Luc, RobertEsméralda et son JC, Véronique et, pour finir, notre Yoannchez qui, encore une fois, notre équipée s'est terminée, dans le bonheur de le revoir... Un grand merci à chacun de vous..."

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jeu.

21

mars

2019

Mon dernier roman : L'effet domino

L'effet domino

 

Les liens du cœur 

 

Roman disponible, me joindre par messagerie ou en laissant un commentaire ci-dessous avec votre adresse mail...

 

 

Et Rémi adopta son père fut d’abord une nouvelle écrite en 1999, publiée dans mon recueil Chemins d’ombre et de lumière. Le thème du concours était : Le poids du mensonge.

J’ai eu envie, presque vingt ans plus tard, de reprendre cette nouvelle pour en faire un roman. Cette écriture a débuté en février 2018, très peu de temps après la parution de mon roman Lucas, 4 ans, enfant des rues. N’en avais-je pas fini avec ce petit bougre ? Les demandes des lecteurs m’ont-elles influencée ? Je ne sais pas. Toujours est-il que fort naturellement Lucas s’est imposé dans ce roman. Ceux qui, comme moi, se sont pris d’amour pour Lucas seront heureux de retrouver les personnages de ce roman. Il reste cependant totalement indépendant et pourra se lire sans avoir lu le précédent.

Deux enfants, deux histoires différentes mais les mêmes questions, la même quête. Ensemble, réussiront-ils à renouer avec les liens du passé ? Trouveront-ils leurs réponses ?

Premier extrait :

Marine est presque à l’heure, son passage chez son client ne l’a pas trop retardée. Comme à l’ordinaire, elle ralentit devant l’abri-bus, là où Rémi a la consigne de l’attendre. D’ordinaire, il la guette et se précipite dans la voiture. Elle est étonnée, elle s’est arrêtée et Rémi n’a même pas relevé la tête, comme s’il ne l’avait pas entendue. Il est en grande conversation avec un petit garçon et celle qui doit être sa maman. Après tout, elle a un peu de temps et elle est curieuse de savoir ce qui provoque autant d’intérêt chez son fils, lui qui sympathise si difficilement. Elle va donc se stationner un peu plus loin et revient vers l’abri-bus. Lorsqu’elle apparaît dans son champ de vision, Rémi regarde enfin dans sa direction.

— Je ne t’ai pas vue arriver maman, excuse-moi.

— Ah ça, j’ai bien vu. Bonjour madame, ajoute Marine en se tournant vers la jeune femme qui discutait avec son fils.

— Bonjour. Je m’appelle Laura et je suis désolée d’avoir troublé votre fils au point qu’il vous oublie. On vient de faire connaissance. Il semblerait que nos deux écoliers soient devenus copains.

— Moi, c’est Lucas, j’ai quatre ans, mais Rémi veut bien être mon copain. Marine sourit de voir ce petit homme si sûr de lui, et se comporter mieux que certains adultes.

— Eh bien, il ne me reste plus qu’à me présenter à mon tour. Marine.

— Maman, hier soir, tu étais occupée et je ne t’ai pas dit...

— Oui, je sais, nous n’avons pas eu beaucoup le temps de parler. Que voulais-tu me raconter ?

— Il voulait te raconter notre vie, je parie, claironne Lucas.

— Lucas !!! le houspille sa mère, je ne veux pas que tu tutoies ainsi les gens, je te l’ai déjà dit !

— Donc, Rémi aurait pu me raconter votre vie ? commente en souriant Marine. Dis-moi, qu’a-t-elle de si particulier votre vie ?

— On était des chiens errants, répond spontanément le petit garçon.

— Non ! hurle presque Laura. Je ne veux pas que tu emploies cette expression et ça aussi je te l’ai déjà dit. La jeune femme se tourne vers Marine.

Elle paraît un peu embarrassée.

— Notre histoire est particulière et...

Elle s’interrompt soudain et Marine devine qu’elle n’a pas trop envie d’en dire plus dans l’immédiat. Elle décide de faire diversion et prend une décision qui l’étonne elle-même.

— Ce prochain dimanche, cela vous plairait de venir prendre un goûter chez nous ? Les garçons pourraient passer un peu de temps ensemble et nous, nous pourrions faire plus ample connaissance ? 

Extrait  2: 

Ce dimanche matin, contrairement à son habitude, Rémi se réveille tôt et bouscule un peu sa mère afin qu’elle se lève. Il sait pourtant qu’elle aime profiter de sa seule matinée où elle peut s’accorder un peu de répit.

— Debout, maman, on doit faire des gâteaux.

— Des ? Tu crois qu’ils auront si faim que cela ? se moque Marine en tentant de se recoucher.

— Maman, je ne t’ai pas dit...

Il laisse sa phrase en suspens.

— Pas dit quoi ?

— Maman, Lucas...

Il hésite un peu avant de poursuivre...

- il vivait dehors, dans la rue, quoi.

Marine est si surprise qu’elle reste quelques instants sans voix. Elle repense à Laura, à son fils, ils lui sont apparus si « normaux »... mais elle se reprend aussitôt. Elle s’attendait à quoi ? Qu’une sans-abri ait un look particulier ? Bien sûr que non. Ce sont des gens comme elle, tout simplement, rien ne les distingue. Elle pense aux mots de Lucas, son expression de « chiens errants » et l’effroi de sa mère de l’entendre parler ainsi. Elle comprend mieux. Elle comprend surtout que bien que différente, la vie de Laura n’a rien à envier à la sienne. L’une et l’autre sont embarquées dans une drôle d’histoire. Malgré tout, Rémi a employé l’imparfait, se pourrait-il que ces deux-là aient réussi à s’en sortir, d’une manière ou d’une autre ? Marine est soudain impatiente d’accueillir ses invités. Elle ne sait pas encore si Laura et elle arriveront à se faire des confidences, mais elle se félicite d’avoir eu cette très bonne idée de les inviter. Ils vont bientôt arriver. Rémi est impatient et sa mère l’est tout autant. Ensemble, ils ont cuisiné. Rien que cela a été un moment de plaisir. Marine ne se souvient plus depuis quand elle n’a pas pris ainsi le temps de partager une occupation, quelle qu’elle soit, avec son fils. La sonnerie de l’entrée interrompt ses pensées. Rémi bondit pour aller ouvrir. Il se retrouve nez à nez avec un pistolet braqué sur lui ! Enfin, avec la main de Lucas qui en fait office et ce fichu garnement est hilare.

— Tu ne devrais pas ouvrir comme cela, le réprimande son copain qui reprend son sérieux. On aurait pu être des méchants. Il faut vérifier avant d’ouvrir, c’est Julie qui dit ça.

— Et elle a bien raison cette Julie, approuve Marine en les faisant entrer. Il va falloir que tu m’expliques aussi qui est Julie, tu veux bien ?

— C’est toute une histoire, soupire Lucas. Maman va te raconter ça, nous on a des choses à faire, hein Rémi ?

— Je crois que je n’y arriverai jamais, se moque Laura. Ce môme tutoie tout le monde, comme s’il était copain avec la terre entière.

— Il est vraiment mûr pour son âge, c’est plus une qualité qu’un défaut je crois, sourit Marine. Allez entre.

Elle s’arrête brusquement, hésite un instant et en éclatant de rire, elle demande à Laura :

— Bien sûr, on se tutoie ?

Finalement, Lucas, toujours à son aise en toutes circonstances, a détendu l’atmosphère et les deux jeunes femmes sympathisent très vite.

 

Un autre extrait ?
"En ralentissant devant l’école, Victor aperçoit Rémi, assis sur le banc de l’abri-bus. Il semble le guetter. Dans sa vie d’avocat, il a rencontré très souvent des situations particulières, embarrassantes parfois, difficiles ou troublantes. Celle-ci en fait partie. Tout d’abord parce que son client, Pierre, est devenu un ami très cher. Il a toujours pris garde de ne pas mélanger travail et domaine privé. Pierre est la seule exception. De suite, le courant est passé entre eux. L’histoire de cet homme l’a profondément touché. Pierre est un homme droit, franc, foncièrement honnête. Il restera pour Victor comme un cas d’école. Un exemple de ce qui peut arriver à chacun. Nul n’est à l’abri d’un dérapage, d’une erreur. Que l’on paie ensuite très cher. Pierre n’a jamais nié sa culpabilité, jamais tenté de minimiser les faits. Parce qu’il est profondément convaincu de mériter sa condamnation, il n’a jamais tenté de s’expliquer avec sa femme. Il n’a jamais essayé d’obtenir un peu de compréhension, encore moins sa clémence. Pour Victor, c’est une erreur. Il a côtoyé bon nombre de délinquants, du petit voleur occasionnel au vrai truand, beaucoup ont gardé, lors de leur emprisonnement, soit leur mère, soit leur compagne, soit un ami. Quelqu’un de proche qui les soutenait au fil des jours. Pierre a été terriblement seul au cours de ces sept années de réclusion. Il a affronté l’univers carcéral avec détermination. Il a su se faire respecter sans une seule fois attirer l’attention sur lui, que ce soit par les gardiens ou les autres détenus. Il dégage une sorte de force que chacun respecte. Il était pourtant bien jeune lors de son arrestation. Mais déjà mûr et responsable. C’est ce qu’il y avait d’incompréhensible dans son dossier. Comment un homme aussi pondéré avait-il pu se laisser entraîner dans une magouille qui allait mal finir et lui valoir l’écroulement de sa vie ?"

 

 

Illustration réalisée par Maryse Dessin, visiter son blog

Couverture réalisée par Yoann Sauvanet

Mise en pages et correction faites par Véronika

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mer.

20

mars

2019

De Sète à Royan, par le canal des deux Mers

 

 

Nous partirons de Sète

Nous ne serons que deux

Chaque jour sera fête

Nous marcherons pour eux

 

Unis par la pensée 

Nous serons tous alliés 

Eux, des forces nous donner, 

Nous, l’espoir renvoyer

 

Aussi lointains qu’ils soient 

À chacun de nos pas 

Nous les emmènerons, 

Vers Royan nous irons 

 

Tout au long du chemin 

Amis rencontrerons

Café partagerons.

Sur un signe de la main 

Chacun repartira 

Satisfait et heureux, 

Conscient d’être chanceux 

D’avoir vécu cela 

 

Mony

Infos pratiques

Le sens tout d'abord... Pour ne pas avoir le soleil dans l'oeil, nous qui avançons surtout le matin, le départ se fera de l'Est, direction Ouest... Donc un départ de Sète. De la Méditerranée vers l'Atlantique.

Quand ? Nous arriverons à Sète le 20 avril. Nous visiterons cette ville le dimanche 21 et commencerons notre périple le 22 au matin. Déjà un très grand merci à Sandra et à ses parents qui nous ont proposé spontanément de nous accueillir lors de ce passage à Sète. 

La première étape nous amènera à Agde.

Comment ?

Je réexplique notre fonctionnement qui semble un peu compliqué mais qui en fait est relativement simple à mettre en pratique. Nous avons nos vélos accrochés à notre fidèle Berlingo. Nous dormons dans notre véhicule et nous nous installons dans un camping pour bénéficier des sanitaires.

Nous trouvons un camping à un point B ( voir photo ci-dessous)

Le premier jour nous partons vers le point A... et revenons à notre point de départ ( point B) pour la nuit.

Le lendemain, nous repartons du point B, en direction du point C puis revenons au point B pour la nuit...

Le jour suivant, nous déplaçons notre voiture pour l'amener au point D... Etc. 

Pour tous ceux qui pourraient penser que cela doit être peu intéressant de faire ainsi l'aller et le retour de chaque portion, pour notre part, nous pouvons affirmer qu'il n'en est rien... Nous ne voyons pas les mêmes choses dans un sens, puis dans l'autre. Pour preuve, moi la fana des photos, j'en fais autant à l'aller qu'au retour... Nous ne sommes pas à notre première expérience de cette formule pour voyager... Ici, le canal du Nivernais, en 2016

et ici, en 2017, la Via Rhôna

Combien de km pour ce périple ? Aucune idée. Quand on aime on ne compte pas... A titre indicatif, de Sète à Bordeaux, par la route, il y a environ 600 km, selon l'itinéraire choisi... Donc, en aller retour, cela devrait faire dans les 1200 km... 

Photo Robert Buffet, lors de notre arrivée à Port Saint Louis après avoir parcouru la ViaRhôna
Photo Robert Buffet, lors de notre arrivée à Port Saint Louis après avoir parcouru la ViaRhôna

Pour cette traversée de la France, de la Méditerranée à l'Atlantique, je pense que nous alternerons le vélo et la marche... Le premier va plus vite, pour moins de fatigue mais avec la seconde, on fait plus de belles rencontres...

Comme toujours avant un départ, je suis en plein questionnement... Si je ne sais pas ce que j'attends de ce futur périple, je sais par contre ce que je ne veux pas... Je ne veux pas être bousculée, prise par le temps, je ne veux pas m'imposer des impératifs, je veux juste me laisser vivre, doucement et, presque, sans but... Si le but est bien de traverser la France d'Est en Ouest en suivant le canal du midi puis celui de la Garonne, rien ne nous obligera à suivre toujours ce fil qui se voudrait conducteur... Pas d'impératif de temps, un nombre de jours non comptés...
Je veux jouer à la balade buissonnière, je veux suivre ces petits chemins qui ne mènent peut être nulle part mais, où souvent, se cachent des trésors. On l'a souvent vérifié lors de nos "erreurs" de parcours... 
Oui, là, sera le BON CHEMIN 

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jeu.

14

mars

2019

La jeune fille au pair de Joseph Joffo

La jeune fille au pair de Joseph Joffo

 

Présentation de l'éditeur :

Quelques années après la Libération, une jeune Allemande, Wanda Schomberg, arrive à Paris et se place comme fille au pair dans une famille juive de Montmartre : les Finkelstein. Un choix délibéré : elle espère pénétrer dans cette communauté, et connaître de près ces gens que les nazis destinaient à l’extermination.

Assez vite des liens de confiance et d’amitié se tissent entre Wanda et les Finkelstein. Pourtant, Wanda disparaît de temps en temps, pour quelques jours, sans motif connu. Quel est le secret qui hante sa vie ?

Sur des thèmes qui n’ont rien perdu de leur actualité, l’auteur du best-seller Un sac de billes – mais aussi de Tendre été et d’Abraham Lévy, curé de campagne – mêle l’émotion au sourire, dans un récit où l’apprentissage de la fraternité humaine débouche sur une véritable conversion intérieure.

 

 

Mon avis

 

De Joseph Joffo j'avais lu bien sûr le sac de billes. Mais c'était il y a bien longtemps. J'en gardais le souvenir d'un bon roman tant dans le fond que dans la forme. Lorsque j'ai vu celui-ci dans une boîte à livres de notre village, j'ai de suite été attirée par ce roman.

Même si le lourd secret qui hante cette jeune fille est relativement prévisible, même si on en devine la teneur, j'ai trouvé que les sentiments éprouvés par cette jeune femme étaient bien exprimés. On chemine avec elle. On comprend sa quête. 

Tel un roman policier, il est difficile de parler de ce livre pour ne pas trop en dévoiler. 

J'ai aimé l'écriture, fluide, j'ai aimé cette jeune femme, j'ai aimé chacun des personnages qui l'entourent et l'aident, chacun à leur façon, à aller là où elle doit aller.

J'ai aimé cette ouverture d'esprit, ce besoin de comprendre. J'ai aimé la toute fin... C'est un roman... Une amie professeur en Allemagne me disait que ce roman avait une année fait partie du programme du bac de français... Intéressant de dialoguer de cela avec de jeunes Allemands ou Français.

C'est l'Histoire, notre Histoire...

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jeu.

14

mars

2019

Que m'importe - Texte de Claude Cotard

Que m'importe ...

 

 

Un texte magnifique de Claude Cotard

Il se décrit lui même : Écrivain polygraphe.

Citoyen du monde.
Humaniste. Penseur Indépendant.
Et tant d'autres choses...

 

J'ai posé ma voix sur ses mots...

Merci à toi Claude pour ce texte, ces mots justes qui résonnent en nous...

Que m'importe !

L'homme qui meurt sous les coups est mon père !

La femme qui supplie et qui pleure est ma mère !

L'enfant qui a faim, qui en meurt est mon fils !

La jeune fille qu'on maltraite est ma sœur !

Le jeune homme qu'on emprisonne est mon frère !

Que tu sois d'Afrique, d'orient, d'occident.

Que tu sois blanc, noir, jaune ou métissé.

Que tu sois chrétien, Juif ou bien musulman

Que m'importe ! Ma terre est ronde !

Quand tes larmes coulent sur tes joues.

Quand ton sang se répand sur le chemin.

Quand un cri désespéré sort de ton cœur.

Quand les coups pleuvent sur ton corps.

Quand les insultes sont semblables à des gifles.

Que tu sois d'Afrique, d'orient, d'occident.

Que tu sois blanc, noir, jaune ou métissé.

Que tu sois chrétien, Juif ou bien musulman

Que m'importe ! Ma terre est ronde !

Tu n'as pas choisi le lieu même où tu es né.

Tu n'as pas choisi ton milieu social, culturel.

Tu n'as pas choisi ta famille, tes racines.

Tu n'as pas choisi tes coutumes, ta langue.

Tu n'as pas choisi de partir ou mourir.

Que tu sois d'Afrique, d'orient, d'occident.

Que tu sois blanc, noir, jaune ou métissé.

Que tu sois chrétien, Juif ou bien musulman

Que m'importe ! Ma terre est ronde !

Que m'importe, tes larmes sont semblables aux miennes

Que m'importe, ton sang à la même couleur que le mien

Que m'importe, ton cri est un écho à ceux que je retiens

Que m'importe, ces coups pleuvent aussi sur mon âme amère

Que m'importe, ces insultes sont une honte pour l'Occident

Que tu sois d'Afrique, d'orient, d'occident.

Que tu sois blanc, noir, jaune ou métissé.

Que tu sois chrétien, Juif ou bien musulman

Que m'importe ! Ma terre est ronde !

Que tu ait préféré partir au loin pour ta vie.

Que ce soit pour sauvegarder la vie de tes enfants

Que ce soit pour sauvegarder la vie de ton épouse

Que ce soit pour l'espoir et l'espérance dans l'avenir

Que ce soit pour fuir l'orage et l'ouragan, la mort

Que tu sois d'Afrique, d'orient, d'occident.

Que tu sois blanc, noir, jaune ou métissé.

Que tu sois chrétien, Juif ou bien musulman

Que m'importe ! Ma terre est ronde !

La honte est sur moi qui ne te tend pas la main

Sur moi qui considère la terre comme MA propriété

Honte sur moi qui ferme les yeux sur tes bourreaux

Honte sur moi qui détourne la tête, indifférent

Sur moi qui ai peur que ta misère soit contagieuse

Que tu sois d'Afrique, d'orient, d'occident.

Que tu sois blanc, noir, jaune ou métissé.

Que tu sois chrétien, Juif ou bien musulman

Que m'importe ! Ma terre est ronde !

Parce que je suis plus riche et plus cultivé

Parce que je suis né du bon côté de la terre

Parce que j'ai la bonne couleur, la bonne peau

Parce que j'ai la vraie religion, la bonne

Parce que je ne n'ai pas du tout abandonné

Que tu sois d'Afrique, d'orient, d'occident.

Que tu sois blanc, noir, jaune ou métissé.

Que tu sois chrétien, Juif ou bien musulman

Que m'importe ! Ma terre est ronde !

L'homme est une feuille morte portée par le vent

L'homme est un passager, juste un simple locataire

L'homme n'est pas éternel, et moi aussi je mourrai

L'homme n'est jamais le propriétaire de la terre

L'homme ne l'est que dans l'humanité et la charité

Que tu sois d'Afrique, d'orient, d'occident.

Que tu sois blanc, noir, jaune ou métissé.

Que tu sois chrétien, Juif ou bien musulman

Que m'importe ! La terre est ronde !

Je prie de ne pas vivre un jour tes combats

Je prie de ne jamais connaitre ton désespoir

Je prie de ne jamais perdre ce que tu as perdu

Je prie d'avoir la sagesse de regarder tes yeux

Je prie d'avoir le cœur de te tendre la main

Que tu sois d'Afrique, d'orient, d'occident.

Que tu sois blanc, noir, jaune ou métissé.

Que tu sois chrétien, Juif ou bien musulman

Que m'importe ! vient mon frère, ma sœur !

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mar.

26

févr.

2019

L'effet domino - Les liens du coeur

L'effet domino

 

Les liens du cœur 

 

A paraître d'ici quelques semaines...

 

 

Et Rémi adopta son père fut d’abord une nouvelle écrite en 1999, publiée dans mon recueil Chemins d’ombre et de lumière. Le thème du concours était : Le poids du mensonge.

J’ai eu envie, presque vingt ans plus tard, de reprendre cette nouvelle pour en faire un roman. Cette écriture a débuté en février 2018, très peu de temps après la parution de mon roman Lucas, 4 ans, enfant des rues. N’en avais-je pas fini avec ce petit bougre ? Les demandes des lecteurs m’ont-elles influencée ? Je ne sais pas. Toujours est-il que fort naturellement Lucas s’est imposé dans ce roman. Ceux qui, comme moi, se sont pris d’amour pour Lucas seront heureux de retrouver les personnages de ce roman. Il reste cependant totalement indépendant et pourra se lire sans avoir lu le précédent.

Deux enfants, deux histoires différentes mais les mêmes questions, la même quête. Ensemble, réussiront-ils à renouer avec les liens du passé ? Trouveront-ils leurs réponses ?

Extrait : 

Ce dimanche matin, contrairement à son habitude, Rémi se réveille tôt et bouscule un peu sa mère afin qu’elle se lève. Il sait pourtant qu’elle aime profiter de sa seule matinée où elle peut s’accorder un peu de répit.

— Debout, maman, on doit faire des gâteaux.

— Des ? Tu crois qu’ils auront si faim que cela ? se moque Marine en tentant de se recoucher.

— Maman, je ne t’ai pas dit...

Il laisse sa phrase en suspens.

— Pas dit quoi ?

— Maman, Lucas...

Il hésite un peu avant de poursuivre...

- il vivait dehors, dans la rue, quoi.

Marine est si surprise qu’elle reste quelques instants sans voix. Elle repense à Laura, à son fils, ils lui sont apparus si « normaux »... mais elle se reprend aussitôt. Elle s’attendait à quoi ? Qu’une sans-abri ait un look particulier ? Bien sûr que non. Ce sont des gens comme elle, tout simplement, rien ne les distingue. Elle pense aux mots de Lucas, son expression de « chiens errants » et l’effroi de sa mère de l’entendre parler ainsi. Elle comprend mieux. Elle comprend surtout que bien que différente, la vie de Laura n’a rien à envier à la sienne. L’une et l’autre sont embarquées dans une drôle d’histoire. Malgré tout, Rémi a employé l’imparfait, se pourrait-il que ces deux-là aient réussi à s’en sortir, d’une manière ou d’une autre ? Marine est soudain impatiente d’accueillir ses invités. Elle ne sait pas encore si Laura et elle arriveront à se faire des confidences, mais elle se félicite d’avoir eu cette très bonne idée de les inviter. Ils vont bientôt arriver. Rémi est impatient et sa mère l’est tout autant. Ensemble, ils ont cuisiné. Rien que cela a été un moment de plaisir. Marine ne se souvient plus depuis quand elle n’a pas pris ainsi le temps de partager une occupation, quelle qu’elle soit, avec son fils. La sonnerie de l’entrée interrompt ses pensées. Rémi bondit pour aller ouvrir. Il se retrouve nez à nez avec un pistolet braqué sur lui ! Enfin, avec la main de Lucas qui en fait office et ce fichu garnement est hilare.

— Tu ne devrais pas ouvrir comme cela, le réprimande son copain qui reprend son sérieux. On aurait pu être des méchants. Il faut vérifier avant d’ouvrir, c’est Julie qui dit ça.

— Et elle a bien raison cette Julie, approuve Marine en les faisant entrer. Il va falloir que tu m’expliques aussi qui est Julie, tu veux bien ?

— C’est toute une histoire, soupire Lucas. Maman va te raconter ça, nous on a des choses à faire, hein Rémi ?

— Je crois que je n’y arriverai jamais, se moque Laura. Ce môme tutoie tout le monde, comme s’il était copain avec la terre entière.

— Il est vraiment mûr pour son âge, c’est plus une qualité qu’un défaut je crois, sourit Marine. Allez entre.

Elle s’arrête brusquement, hésite un instant et en éclatant de rire, elle demande à Laura :

— Bien sûr, on se tutoie ?

Finalement, Lucas, toujours à son aise en toutes circonstances, a détendu l’atmosphère et les deux jeunes femmes sympathisent très vite.

 

 

Illustration réalisée par Maryse Dessin, visiter son blog

Couverture réalisée par Yoann Sauvanet

Mise en pages et correction faites par Véronika

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