L'autre pouvoir

 Voilà, il vous attend...

 

La mise en pages et la réalisation de la couverture ont été faites par la talentueuse Véronique Audelon. Visionnez son book, vous serez convaincus de la qualité de son travail.

 

Ils s’appellent Fabien, Pierre, Nicolas ou Damien. Ils ont dix-huit, vingt, ou quarante ans. Ils sont étudiants, facteur, commissaire, père de famille ou encore ado... Qu'est-ce qu'ils ont donc en commun ?

Un homme va croiser leur route et jamais plus ils ne vivront comme avant. Jamais plus ils ne douteront de ce qui reste inexplicable pour beaucoup...Eux, ils savent désormais.

 

 

Quelques extraits :

 

À la recherche des membres de l'équipe

Verdier, quarante ans - Le braquage chez Eugène

Le commissaire Verdier est ce que certaines dames qualifieraient de bel homme. La quarantaine. Les cheveux grisonnants mais bien denses et légèrement bouclés. Les légères pattes d’oie à l’angle de ses paupières et les quelques rides qui serpentent autour de sa bouche ne sont là que pour marquer le temps qui passe. Mais un temps qui n’a pas eu de prise sur sa bonne humeur. Un visage sympathique avec les rides du sourire. Un homme franc, sérieux et honnête, fort apprécié dans cette petite ville où il est bien connu.

D’une pichenette, il jette son mégot et regagne sa voiture. Il est aujourd’hui accompagné d’un petit nouveau. Jérôme a la hargne des débutants, l’oeil sans cesse aux aguets, en perpétuelle alerte, il donne l’impression d’être prêt à mettre toute la ville en garde à vue. Verdier sourit, ce jeunot sera bien déçu. D’ici quelques jours, il ne lui en faudra pas plus, il s’apercevra qu’ici, il ne se passe jamais rien.

Un vieil homme sort du bar, juste devant eux. Après leur avoir jeté un bref coup d’oeil, il se dirige d’un pas mesuré vers les faubourgs de la ville. Verdier, par pur réflexe professionnel, l’observe avec attention. Ce n’est pas quelqu’un d’ici, sans doute un de ces hommes qui passent de temps à autre dans le foyer d’accueil, à la sortie de la ville.

Verdier regarde sa montre, là encore par habitude, car ses journées sont chronométrées, son travail est devenu une routine. À presque quarante ans, il a oublié l’ardeur de ses débuts, le plaisir de commencer une journée. Pour un peu, il n’est pas loin de penser qu’il s’ennuie pendant ses heures de travail. Un comble pour un homme qui avait dû tant batailler pour obtenir ses diplômes et en être là où il est arrivé. Mais ce Jérôme a peut-être raison, la monotonie engendre parfois l’habitude et, dans son métier, rien n’est plus dangereux que l’habitude. On y perd ses réflexes. Le samedi soir, donc, vers 19 heures, il va faire son petit tour vers le terrain de foot. C’est jour d’entraînement, outre le fait qu’il y retrouve son fils et, accessoirement son ex-épouse, il aime bien regarder les jeunes évoluer sur le terrain. À cet âge, pas trop question de fric, les critères sont plus basés sur une qualité d’action.

Dans cette petite ville, la délinquance est quasiment inexistante. Il n’est pas trop mal accueilli. On ne « bouffe pas du flic » comme dans certaines cités de la ville voisine. Sur le terrain, les jeunes viennent lui serrer la main, lui demandent son avis sur leurs prouesses sportives, etc. Il reste quelques instants à les observer, fait le tour du stade, discute avec son fils et repart. En général, comme il prend son temps, que rien ne l’appelle ailleurs, il se passe bien une petite heure avant qu’il ne reprenne le chemin du commissariat.

Ce soir, pourtant, c’est étrange, il n’est pas tout à fait motivé pour se rendre au stade. Malgré lui, il se retourne pour suivre des yeux l’homme qui s’éloigne en direction de la cité. Il a l’impression étrange de ne pas en avoir fini avec lui, quelque chose d’indéfinissable, le besoin d’en savoir plus, peut-être ? Il a soudain envie de le suivre. Il ne saurait pas expliquer ce qui le pousse à agir ainsi, comme une petite voix qui lui serine de suivre cet homme. Et puis, cela ne lui fera pas de mal, pour une fois, de déroger à ses habitudes.

Dis, Jérôme, si on allait faire un tour vers la cité des Mimosas ?

C’est vous le chef, mais pourquoi ?

Histoire de varier les plaisirs. Une petite balade nous fera le plus grand bien.

Moi, j’aime bien discuter avec tous ces mômes, au stade.

T’inquiète, on ira après. Juste un petit tour par là-bas, histoire de nous montrer, c’est tout.

Il ne s’y passe jamais rien.

Mais, c’est tant mieux, j’espère que cela va continuer. Bon, tu viens ?

L’homme s’est retourné, juste avant de bifurquer à gauche, rue des Mimosas, justement. Verdier et Jérôme s’y engagent quelques minutes plus tard. Quelques pavillons s’étirent le long de cette rue. Tous les mêmes, avec le même petit jardinet devant. Un air de fierté, mêlé d’arrogance. Leurs propriétaires sont des privilégiés, presque des nantis. Au bout de la rue se profilent les immeubles, trois barres géantes où s’entassent de nombreuses familles, celles qui sont définies comme ayant des revenus modestes et ont donc droit, à ce titre, à des logements à loyer modéré.

Seul point de lumière dans cette rue peu éclairée, le bar-tabac maison de la presse, Chez Eugène. Il ferme ses portes à 19 heures et il ne tardera pas à éteindre son enseigne.

Par réflexe, là encore, Verdier jette un oeil, en passant. Le bar, situé dans un angle, possède aussi une autre porte qui donne sur une ruelle.

Il fait froid en ce soir d’hiver, pourtant, cette porte est entrebâillée. Un oubli d’Eugène ? Il est encore là, Verdier aperçoit de la lumière derrière les stores baissés. Il écoute toujours ses instincts et, sans consulter son équipier, il s’engage dans la ruelle. Un pressentiment ? Sinon quoi d’autre ? Il est pratiquement certain que quelque chose d’anormal est en train de se produire par ici.


Extrait 2,

fin du chapitre, Verdier, quarante ans.

En revenant vers le commissariat, Verdier voit le vieil homme de tout à l’heure se diriger vers eux. Celui-ci s’arrête à leur hauteur

.— Commissaire Verdier ?

— Oui, vous me connaissez ?

— En quelque sorte, oui. Pourriez-vous me consacrer un peu de votre temps ?

— De quoi s’agit-il ?

— C’est assez personnel et très particulier, précise l’homme. J’aimerais vous rencontrer en dehors de votre travail, si cela vous est possible.

— Je suis en service. Je pense terminer dans une petite heure. Je ne sais pas de quoi il s’agit, mais je vous préviens, je dispose de peu de temps. Retrouvez-moi au bar de la Mairie, il sera encore ouvert à cette heure. Vous connaissez, je vous y ai vu tout à l’heure. Vous sortiez bien de là, n’est-ce pas ?

L’homme se met à rire.

— Vous êtes bien un flic, vous, rien ne vous échappe, hein ?

— Je suis commissaire et, oui, j’essaie de bien observer mon entourage, cela peut toujours servir.

— Bon, à tout à l’heure, commissaire.

Verdier n’a pas envie de s’éterniser ce soir, ni au travail ni avec ce monsieur, aussi important soit ce qu’il a à lui raconter, ce dont il doute. Il vient d’acquérir le dernier roman de Françoise Bourdin et il compte bien passer une soirée peinarde, au coin du feu. Il arrive donc à l’heure à ce rendez-vous privé, bien décidé à en finir au plus vite. Il est presque minuit lorsque les deux hommes se séparent. Pendant ces longues heures, Verdier a écouté, puis vertement répondu à son interlocuteur. Il s’est énervé, oui il a perdu son flegme habituel. L’autre ne s’est jamais départi de son calme, de son sourire. Il a répondu, expliqué, prouvé, démontré. Au fur et à mesure, le temps a passé, Verdier s’est calmé. Il a posé des questions. Les réponses ne lui ont pas plu, parce qu’elles étaient bonnes, justes, presque évidentes.Qui est ce personnage ? Lui, Verdier, mérite-t-il l’intérêt de cet homme et la confiance que celui-ci a mise en lui ?L’avenir lui apprendra s’il a eu raison ou pas. Il vient de donner son accord pour revoir cet homme. Le revoir et partager du temps avec lui. Pour apprendre. Pour intégrer une équipe. Il vient de se confier entièrement à quelqu’un qu’il ne connaissait même pas en début d'après-midi.

Commentaires : 12
  • #12

    Mony (mardi, 30 mai 2017 18:47)

    L'avis de Dominique Chevalier... Merci à lui
    Que j’aimerais posséder les pouvoirs de perception extrasensorielle de télépathie, de clairvoyance ou de précognition décrits le long de cet ouvrage. J’y crois fermement et Monyclaire donne l’occasion de me le confirmer à travers ce roman qui est une illustration de ce thème de prédilection commun à l’auteure et à son lecteur.

    Le scénario original est digne des séries américaines des années 60/70 et en particulier de Mission impossible série dans laquelle le héros chargé d’une mission extraordinaire doit sélectionner son équipe pour mener à bien l’enquête dont il est investit. Telle est la manière dont commence ce récit par le choix des acteurs, à part que celui-ci est teinté de paranormal.

    L’équipe formée va s’atteler à une mission délicate nécessitant le maximum des pouvoirs de chaque membre afin de changer le cours de l’histoire qui se dirige vers une destinée dramatique. A distance, ils parviendront avec l’aide des passagers en place, spirituellement sensibles et ayant une ouverture d’esprit à toute épreuve, à modifier le cours des évènements et à procéder à la destruction du mal.

    Ainsi, tous seront sauvés et rencontreront leurs sauveurs. Les langues se dénoueront et les esprits cartésiens s’ouvriront sur une conception nouvelle de communiquer. À la fin de l’ouvrage l’auteure franchit le pas de l’existence de l’âme. Je partage cet avis viscéralement convaincu d’autre chose après la vie.

    Bravo Monyclaire pour cet exercice de style.

    Le 15 mai 2016
    Dominique Dom-Lucien Chevalier

  • #11

    monyclaire (mercredi, 29 janvier 2014 07:55)

    Dernier commentaire, celui de Madeleine :
    Je viens de terminer le roman "L"autre pouvoir"
    L'histoire est très belle et émouvante
    J'ai passé de très bons moments avec Charlie.
    A la fin de ce roman, je n'ai qu'un regret que Charlie et ses hommes ne soient que des personnages fictifs.
    Amicalement
    Madeleine

  • #10

    Mara Montebrusco-Gaspari (lundi, 30 décembre 2013 14:34)

    J'ai terminé la lecture de l'autre pouvoir :-) l'histoire est bien menée et bien écrite, le surnaturel, la parapsychologie sont au rendez-vous. Un livre optimiste qui met en avant les possibles pouvoirs de notre cerveau et de notre esprit pour les utiliser à bon escient et améliorer le monde. Ce livre est optimiste vu qu'il démontre que même les petits délinquants peuvent, si bien redirigés, changer de cap et devenir bons et utiles. Les personnages sont bien décrits un par un avant que l'histoire ne débute pour de bon, et on a hâte d'en savoir plus ! Je recommande ce livre qui peut être lu par tous. Bonne continuation Monique !

  • #9

    monyclaire (mercredi, 20 novembre 2013 16:50)


    Retour de lecture de Christine Casuso

    Monique Sauvanet est une auteure qui ne se cantonne pas qu’à un genre de récit. Elle sait exploiter divers sujets ; du réel à l’imaginaire, du plus grave au plus léger. « L’autre pouvoir » m’a littéralement emballée. Outre le thème traité flirtant avec le surnaturel, le sujet est bien exploité, bien abordé. Des faits qui sont inexplicables ? Finalement, l’on peut se dire que la chose est probable, si on est un tant soit peu ouvert d’esprit.
    Monique, par ses introductions sur chaque personnage, tient le lecteur en haleine, ne dévoilant pas trop vite le but de l’histoire. L’auteure sait mettre aussi l’émotion là où il le faut. Comme d’habitude, son écriture est fluide et les chapitres courts sont très appréciables, donnant du rythme au texte. Le fil du récit est bien maintenu jusqu’au bout. Monique a su exploiter toutes les portes qu’elle a ouvertes, ce qui est en général plutôt rare quand autant sont utilisées.
    « L’autre pouvoir » est un bon roman qui m’a fait oublier les quatre heures de train qui m’amenaient vers d’autres contrées.

  • #8

    Tresse yvonne (mercredi, 02 octobre 2013 15:33)

    Enfin...Dans l'Autre pouvoir j'ai aimé les histoires de loïc,Nicolas,Pierre,Damien, et tout repose sur Charlie le maître dans toutes ses histoires j'ai aimé, mais Charlie m'a fait pensé au surnaturel
    .et cela m'a laissé un goût insoupçonné ..

  • #7

    monyclaire (samedi, 14 septembre 2013 22:09)

    Daniele Edith Carpentier J'ai lu ton livre "L'AUTRE POUVOIR" et je fus surprise de tant de recherche dans la façon de trouver ces personnes qui vont aider leurs prochains. Dans notre Monde, au lieu de découvrir les assassinats, les vols, les viols. Si l'on pouvait faire connaissance avec une équipe qui décide d'aider son prochain. En le lisant, on se prend à rêver que cela arrive vraiment. Bien écrit, on se prend au jeu pour s'immiscer dans leur équipe. Lu en quelques heures, cinq étoiles

  • #6

    Patrice Valette (vendredi, 02 août 2013 12:30)

    Ouah !!! Je me suis régalé à la lecture de cet opus :o)
    J'ai beaucoup aimé les "histoires" dans l'Histoire !
    C'est un peu du Pierre Bellemare :o) pour le début, et j'aime bien les histoires courtes qui savent donner tous les éléments nécessaire à la compréhension de la suite sans surcharge, avec des mots simples, bravo !!!!
    Même si les pouvoirs de Charlie sont très vite évident cela n'enlève rien au besoin d'en savoir plus !!!
    Bravo, je me suis vraiment fait plaisir en lisant ce livre que je recommande sans restriction !

  • #5

    Maryse (mardi, 30 juillet 2013 10:08)

    Avec toutes les catastrophes et les horreurs actuelles, il faudrait Charlie et son équipe de choc, pour éradiquer tout ça !! Faire appel au surnaturel pour résoudre certaines enquêtes, n'est peut être pas si utopiques ! L'auteur nous fait un "appel" par l'intermédiaire de tous ces personnages qui, guidés par Charlie, vont se découvrir des "pouvoirs" jusque là insoupçonnés.
    Une histoire très bien amenée, qui devrait faire réfléchir les plus incrédules ...

  • #4

    monyclaire (jeudi, 25 juillet 2013 09:07)

    Avis des lecteurs sur «  L'autre pouvoir »

     Martine Kaibach, lectrice sur Facebook :Moi qui ne lit quasi jamais, j'ai beaucoup aimé ton livre. Il m'a vraiment plu et puis l'histoire et ce qui en découle est vraiment top. Charlie est sublime et j'adore sa trempe ! Et j'aime vraiment ta phrase criante de vérité ci-dessus : "On ne parlera pas de surnaturel, car qui peut prétendre savoir où commence et où finit le normal, le naturel ?". Moi je ne dis qu'une chose : Bravo Mony, il n'y a rien de "surnaturel" dans ce livre. 

    Brigitte Guilbau, auteur ( voir dans " mon avis sur les livres lus" ses livres " Le Yéti et Mémoire d'écume) et lectrice de FB:
    "L'autre pouvoir" m'a accompagnée à la montagne...charmante histoire, j'ai sincèrement apprécié. Dommage que Charlie n'existe pas vraiment, je lui soufflerais bien quelques désespoirs humains...Merci Monique

  • #3

    monyclaire (vendredi, 31 mai 2013 10:49)

    Merci de ton passage par ici, belle Ombre.Oui, notre Véronique a fait, encore une fois, du bon travail

  • #2

    M De Rodrigue (vendredi, 31 mai 2013 10:46)

    Jolie couverture avec cet avion qui nous emporte vers un autre ailleurs, celui des mots de l'auteure Monyclaire ! On y reconnait bien la patte artistique et l'excellent travail de Véronique Audelon ! Bravo à toutes les deux !

  • #1

    M. De Rodrigue (vendredi, 31 mai 2013 10:42)

    Très alléchant cet extrait ! On a envie d'en savoir plus !
    Bonne route à ce roman !
    Ombrel marine