CES MOTS QUE JE VOUS AI CONFIES

 

Une émotion, un souvenir, une question, une réflexion, parfois un peu de colère, un extrait d’un roman en cours d’écriture...

Ce sont tous ces petits mots, jetés sur la toile, que j’ai réunis ici, pour vous, mais aussi pour moi. Pour qu’ils ne dorment pas, oubliés au fond d’un vieux disque dur.

Vous pouvez les retrouver, ici ou là, sur mes publications d’articles Facebook ou sur mon site (actu-monyclaire.com).

Si un des extraits de mes romans vous interpelle, n’hésitez pas à me contacter, par le biais de mon site.

Merci à vous !

Monyclaire

Extrait...Page 151

Envie et jalousie

Oui... j’avais envie d’évoquer ce sujet parce que cela aurait tendance à m’agacer un tantinet en ce moment...

« Comme vous avez de la chance ! » C’est une phrase que nous avons coutume d’entendre chez nous à propos de tout et de n’importe quoi... Parce que nous avons une belle maison (avec un salaire qui a toujours frisé le SMIC, pas de tonton d’Amérique et de bel héritage, donc uniquement parce que c’est un choix de vie et gagné à la sueur de nos deux fronts), parce que nous avons un beau jardin (pas d’achat, juste des boutures, des échanges entre amis, mais de la patience et beaucoup de travail), parce que nous sommes toujours partis vadrouiller à droite ou à gauche (et qu’il faut des sous pour assurer, paraît-il !!!), parce qu’on peut partir sur les chemins (la preuve qu’on a une super santé, qu’ils disent) parce que j’écris (et que par comble, certains lecteurs ont l’audace d’aimer mes livres), parce que nos garçons ont réussi (ah oui, même ça, on a une chance pas possible).

STOP. Prenez un couple. Des revenus très modestes. Mais riches de courage, de volonté. Qui aime ce qu’il possède. Qui se contente de ce qu’il a et vit de son mieux avec, en faisant tout pour être heureux avec ce peu. Et qui y réussit.

Se plaindre de la vie, accuser tout et n’importe quoi (du manque de chance au gouvernement en passant par la crise ou la baisse du pouvoir d’achat), tout cela ne fait pas progresser concrètement. Relever ses manches, si. Et c’est ce que nous avons fait, toujours... En 1980, nous entrions dans la catégorie dont on parlait à l’époque « les nouveaux pauvres » et ces nouveaux pauvres que nous étions, étaient heureux car cela était possible, suffisait de remonter ses manches, encore une fois... Assez de ces gens qui jugent... Qu’ils passent leur chemin... J’en suis à faire du ménage... pas très envie de faire des efforts...

 

Un des textes qui figure dans ce recueil

 

Ma petite graine de bonheur

J’ai au plus profond de mon coeur

Une petite graine de bonheur.

Dans le froid ou la chaleur,

Elle agrémente chacune de mes heures.

Je l’arrose chaque jour

Avec quelques gouttes d’amour.

Avec mes souvenirs d’enfance,

J’alimente sa confiance.

Quand les jours se font noirs,

Elle me redonne des raisons de croire.

Elle me fait boire une ou deux gorgées d’espoir.

Elle est fragile et précieuse,

Coquine et rieuse.

Je la partage avec ceux qui ont choisi

D’entrer dans mon cercle d’amis.

Mony

 

Un autre article, paru le 1er décembre 2013

Les anges habitent plus loin que le Père Noël

 

Le ciel est immense... Le Père Noël est-il en relation avec les anges ? Peut-il les contacter ? Peut-il, en revenant sur terre, porter un message venant d’un ange ?

Voilà des questions intéressantes à se poser à l’heure où le Père Noël se prépare à revenir sur terre, comme il le fait chaque année à cette même période.

Cette petite fille a trois ans, un âge où l’on ne devrait connaître que les contes de fées, les histoires de princesses et le monde merveilleux du Père Noël... Malheureusement, son papa est décédé cet été. Comment raconter avec des mots, comment expliquer l’inexplicable ? Comment parler de ce côté définitif de la mort, comment faire comprendre le caractère irrémédiable de l’absence ? Chacun s’exprime en fonction de ses idées ou de ses croyances. Sa maman lui a donc expliqué que son papa était parti au ciel, qu’il était aux côtés des anges... Et cela ne fait aucun doute, si ce monde-là existe vraiment, son papa s’y trouve...

Mais c’est là que notre brave Père Noël vient semer le trouble dans l’esprit de cette petite fille. Si le Père Noël est capable de quitter le ciel et de revenir sur terre pour distribuer des cadeaux, son papa peut lui aussi revenir, pour lui faire un petit coucou...

Pas facile de la ramener sur le chemin de la réalité...

Je pense très fort à Chloé et à sa maman... Nul doute que le Père Noël sera porteur d’un message. Parce que, oui, il est en mesure de rencontrer les anges... Son papa lui aura confié quelques bisous à déposer sur la joue de sa petite fille. Chloé ne le verra pas, c’est bien connu, le Papa Noël ne vient que si les enfants dorment, on ne l’entend jamais... Il est si fort ce bon Papa Noël...

 

Autre article, écrit le 15 décembre 2014

Avancer...

 

 

Souffrance, douleur physique ou non, solitude...

Comment y faire face sans sombrer ?

Comment accepter ce qui, parfois, est inacceptable ?

Comment supporter l’insupportable ?

Nous avons tous, à un moment ou à autre de notre vie, à affronter des moments difficiles. La vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Certains se recroquevillent sur eux-mêmes, pour attendre que l’orage passe. Ils se font discrets, presque transparents. Ne les oublions pas.

D’autres parlent avec colère, évoquant l’injustice, les « Pourquoi moi ? »

D’autres encore exposent à tous les vents leurs malheurs, leur tristesse ou leur douleur. À force de ne penser qu’à leur propre souffrance, ils sont devenus presque indifférents au monde qui les entoure.

Il n’y a pas de niveau pour la souffrance et ce ne sont pas forcément ceux qui s’expriment le plus qui sont les plus touchés.

Il n’y a pas, sans doute, de solution miracle.

À l’approche de cette période qu’on appelle « fête », ce sont très souvent des moments encore plus difficiles pour ceux dont la vie est au coeur d’une tempête, temporairement ou non.

Personnellement, j’ai besoin d’agir, même à un tout petit niveau, mais agir... Je me dis que notre tempête se calmera... je ne sais pas comment, je ne sais pas quand...

Ne pas s’arrêter, avancer, toujours, pour ne laisser aucune place aux sentiments négatifs.

Avancer pour ne pas se laisser rattraper par l’envie de s’arrêter là.

Avancer.

Alors... j’avance.

Commentaires : 4
  • #4

    Mony (lundi, 20 février 2017 07:53)

    Reçu par MP un très gentil message, je me permets de le partager avec vous parce qu'il parle d'un de mes écrits, mon dernier recueil ... merci à toi Madeleine
    " Bonjour Mony,
    Au moment de refermer ce beau livre "Ces mots que je vous ai confiés" Je me dis déjà que tu ne nous as pas encore tout dit sur ton talent...
    Je rouvrirai ce livre régulièrement comme je le fais pour les précédents que j'aime beaucoup.
    Mony continue à jeter tous ces petits mots sur la toile pour exprimer tes sentiments, tes émotions, tes souvenirs, parfois avec un peu de colère.
    Ces petits mots qui font rire, pleurer bien souvent, des instants apaisants, rassurants sans le vouloir tu nous donnes une sacré leçon de vie.
    Je te dis merci, merci de t'avoir rencontrer.
    Gros bisous
    Madeleine"

  • #3

    Mony (mercredi, 25 janvier 2017 13:58)

    Je te remercie beaucoup Sylvie pour ce commentaire ( j'aime quand les lecteurs prennent le temps de venir donner leurs impressions). Ravie que ces simples mots aient réussi à te plaire

  • #2

    Syl69 (mercredi, 25 janvier 2017 13:49)

    Je viens sur le tard poster un petit mot sur cette lecture.

    J'ai été touchée souvent, émue également, j'ai souri aussi. Je me suis sentie en empathie avec Monyclaire tout au long de ces pages.
    En effet, certains mots ont eu une résonnance avec ma propre vie, mes propres émotions. Je me suis dit : Elle a trouvé le moyen d'exprimer ces choses tellement si simples de la vie qu'on en perd souvent soi-même ses propres mots.

    Quand je parle de choses simples, cela ne veut pas dire simpliste. C'est beaucoup plus profond que cela; c'est ce qui fait notre quotidien, ce qui nous fait tenir debout ou parfois fléchir : la famille, la maladie, les rencontres, la vie quoi.

    J'ai retrouvé des chroniques que j'avais lu sur sa page, et découvert d'autres qui m'avaient échappé.

    Un beau témoignage.

  • #1

    Mony (mardi, 28 juin 2016 08:34)

    Un très grand merci à Edmonde pour ce premier commentaire concernant ce recueil...
    " CES MOTS QUE JE VOUS AI CONFIES de Monyclaire
    ou le journal d’une belle âme.
    Après avoir accompagné Monyclaire pas à pas sur les nombreux chemins de Strasbourg à Roncevaux, de Bruxelles au Morbilan, de la Bretagne à Santiago, De Genève à Saint-Jean-Pied-de-Port, de Bayonne à Muxia – et avoir attrapé ampoules, crampes et courbatures – un véritable calvaire pour la sédentaire que je suis -, j’ai eu le plaisir de suivre cette belle âme sur un autre chemin : le chemin de la vie.
    Une route parfois chaotique, semée d’embûches, de batailles, de deuils et de peines – les aléas et revirement imprévisibles du destin - mais aussi de sourires, de petits bonheurs et de grandes joies, comme la victoire sur la maladie. Une route à l’image de la prose heurtée face à la bêtise et à la méchanceté humaine, fluide et limpide pour raconter les instants de grâce, poétique dans l’émotion.
    Ce recueil se lit comme un journal, un témoignage. Un partage. Monyclaire nous fait partager des bribes de son vécu. Elle met en mots son expérience humaine unique, ses voyages, ses rencontres, ses amitiés, ses coups de gueule, ses projets, ses pensées et ses réflexions,et tous les petits riens de la vie que Thomas Mann nomme si joliment les « délices de la banalité. »
    Pourtant, au-delà des différences, le lecteur en empathie sentira quelque chose de commun avec elle, il aura un peu l’impression que Monyclaire raconte son histoire à lui.
    Le temps qui passe et broie sur son passage les êtres chers qu’il emporte. La tragédie du départ. Le drame humain intemporel. Par la magie de l’écriture, qui arrache à son flot indifférent des moments purs, des instants privilégiés suspendus, c’est le Temps qui est vaincu. Instants tragiques, inexorables ou petits bonheurs éphémères jaillis du flot des heures, il se grave dans les mots comme la signature indélébile de Monyclaire."