Mama mia de Camille Arman

 

 

Cette liberté, elle l'a désirée, recherchée dès sa plus tendre enfance, elle en a rêvé. Sa mère l'étouffe de trop d'amour. Elle lui vole sa vie, ne la faisant vivre que par procuration, à travers elle.

Pourtant, au décès de sa mère, l'auteur ne se sent pas libérée, plutôt abandonnée. Tous ces liens tissés autour et en elle, pas facile de les dénouer pour s'envoler, enfin. Entre amour et ressentiment.

La mort, souvent, efface de sa gomme tous les travers, défauts de ceux qu'elle absorbe. Les morts deviennent des êtres supérieurs, aimables et aimés. L'auteur, elle, sait rester objective, à en paraître froide, parfois. Non, elle n'a eu ni l'enfance ni l'adolescence qu'elle aurait aimé avoir. Sa vie d'adulte même fut entravée par cette mère quasi tyrannique, par trop d'amour. Sa mère n'est donc pas encensée. Pourtant ce livre est bel et bien un immense cri d'amour. La mort lui a redonné la maman qu'elle aurait aimé avoir. Elle lui a permis de prendre conscience que cette maman-là, celle dont elle rêvait, cette maman-là donc existait et qu'elle avait passé sa vie à l'ignorer...Sa mort, outre cette réalité du «  jamais plus » lui laisse un vide immense. Pourtant de cette mort, elle aura aussi beaucoup appris, appris le goût de la vie. Chacun se sent concerné par ces mots qui nous parlent, qui nous invitent à la réflexion. Profitons-nous toujours de l'instant précieux que nous offre le présent ? Comment savoir qu'il y aura encore un «  demain ».

Un hymne à la vie, un hymne à l'amour, un hymne au bien le plus précieux, peut être : notre mère.

 

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Corinne (mercredi, 15 février 2012 15:18)

    Très beau témoignage sur le livre de Camille. J'ai promis à ma fille Apolline (16 ans et demi) qui était intéressée, que c'est elle qui le lirait... néanmoins je pense que je vais le lire aussi (mais chut... il ne faut pas le dire à Camille ;-)
    Tu en parles très bien et on sent qu'il t'a touché...