La page de Sylvie Arnoux

 

Résumé du livre :
Le temps d’une nuit, la dernière passée au chevet de sa grand-mère, l’auteur replonge en enfance. Dans un aller-retour permanent entre l’instant présent et le passé, elle revit les nombreux moments de complicité qu’elles ont partagés. Nous les suivons au gré de leurs voyages entre Drôme et Ardèche, de la vallée du Rhône au rude plateau Ardéchois. L’auteur redevient la petite fille à l’imagination débordante et nous offre ses souvenirs comme autant de madeleines de Proust à déguster. Les souvenirs s’égrènent au fil des heures, tissant une bulle affective et protectrice autour de l’adulte qu’elle est devenue et de l’enfant qui sommeille toujours en elle.
 
                        auteur : Sylvie Arnoux
                       éditions Kirographaires

 

Je viens de terminer la lecture de ce livre dans le cadre de l'opération " livres voyageurs", une excellente initiative d'Elisabeth charrier sur Facebook.

 

Ce livre est plein d'émotions, de douceur aussi. Pour moi, se dégage deux univers. Entre passé et présent. Avec l'auteur, on replonge dans son enfance, tous ces petits moments vécus auprès de sa Mamy qui sont autant de petits bouts de bonheur. Des moments simples que l'on redécouvre, parce que son enfance ressemble à celles de beaucoup d'entre nous. Pourtant, nous n'avons sans doute pas tous eu le bonheur d'avoir près de nous une Mamy Grand, comme celle-là...

L'auteur a su apprécier chaque instant qu'elle a pu passer auprès de sa Mamy, et c'est en cela, je pense, que la séparation de la mort peut paraitre moins douloureuse, du moins  acceptable : Ne surtout pas avoir de regret.

Pour autant, on n'est jamais prêt à laisser partir ceux que l'on aime. Soudain, l'auteur découvre tout ce qu'elle n'a pas eu le temps de faire avec sa Mamy, toutes les questions qu'elle ne lui a pas posées. Même si ces questions sont d'ordre secondaire, elles prennent tout à coup une grande importance. Elles n'auront pas de réponses.

Ces quelques phrases qui traitent de la mort sont terriblement émouvantes. Sans doute parce que, là aussi, nous serons ( ou nous sommes déjà) tous à un moment ou un autre, confrontés à la perte d'une Mamy.

Merci Sylvie

Voici quelques commentaires de lecteurs

 

Marie Fontaine sur le blog Darklimelight :"Dans les pages de "Mamy Grand", de Sylvie Arnoux, pas d'actions se télescopant à un rythme effréné, pas de suspense diabolique, pas de jeune héroïne riche et belle ne sachant plus où elle en est de ses amours avec Pierre ou Paul... Non, rien de tout cela mais une histoire toute simple, écrite avec une plume trempée dans l'encre de la pudeur et de l'émotion, qui captive le lecteur dès les premières lignes.

Mamy Grand est maman, grand-mère et arrière-grand-mère. Elle vit ses dernières heures, dans une maison de retraite. Au cours d'une ultime nuit passée en sa compagnie, l'auteure entreprend un long et paisible voyage, entre présent et passé, en suivant le fil de ses souvenirs. C'est toute son enfance qui renaît, auréolée de ses senteurs et saveurs si familières... Un temps où l'on prenait le temps. De vivre. De découvrir. De partager. D'aimer.

Mamy Grand apparaît derrière chaque souvenir, lien incontournable entre les générations, mémoire vivante de tous les membres, décédés ou présents, qui tissent la toile de sa grande famille. Une femme forte, de caractère, à l'image de la rusticité authentique de son Ardèche natale. Ses doigts de fée savaient tout faire, elle s'intéressait à tout. Elle a pris le temps de transmettre ses savoirs, devenus cadeaux inoubliables pour ses petits-enfants...

Au-delà de ce beau portrait de femme, l'auteure nous offre également quelques émouvantes réflexions sur la mort, la vieillesse : "Quand descend-on du train de la vie pour s'asseoir sur le quai et regarder le temps défiler..." ; ou encore sur les relations si particulières qui unissent une petite-fille à sa grand-mère. Mamy Grand, ou l'invitation à un voyage, le dernier, dans la douce lumière de la pudeur des mots.  

 

Lystig sur le blog l'oiseau-lyre : Un paquet de madeleines !! Pas de Commercy ! Mais des madeleines quand même ! Ou dans ce cas, ce serait plutôt des marrons d'Ardèche.

D'ailleurs, cela m'a rappelé la petite boîte de crème de marrons de la plus célèbre marque (clic) qu'on allait acheter à Codec (comme la Coop (page 43) dont parle l'auteur dans son livre) en fin d'année pour préparer une bûche aux marrons... Mom faisait aussi des tuiles aux amandes, des oreillettes, etc. (voir mon autre blog Anges ou Démons ?) (d'ailleurs, hier, recette des tuiles). Une autre "madeleine" : la tartine de pain beurré saupoudrée de poudre de chocolat, etc. Ou la lessive Saint-Marc (à prononcer "saint mar").
Ou encore le gueleuton à la caféteria Casino (page 69) " ce qui est déjà une grande fête " écrit l'auteur et avec la petite ombrelle sur la glace (qui rejoindra ses congénères dans sa boîte à secrets : pétard des guettes, Sylvie ARNOUX a piqué nos souvenirs, à ma soeur et moi ?), " le roi n'est pas [son] cousin " (page 70).

Ses souvenirs remontent à la surface lorsqu'elle passe une dernière nuit au chevet de sa grand-mère.
Des souvenirs qui montrent le décalage avec les générations actuelles ; qui parlent à jamais de choses disparues. Les tombes qu'on nettoie, les promenades, le train qu'on prend pour visiter un parent...

Un livre que l'on déguste, qu'on apprécie. Merci à Syl.69 la blogueuse de Retroblogpub d'être devenue Sylvie ARNOUX l'écrivain (j'ai vraiment du mal avec écrivaine).

 

Elisabeth Charier  :
La couverture représente, je pense, une photo de l’Ardèche. Ciel bleu, montagne à l’horizon, arbres, arbustes et plaine aux herbes grillées par le soleil du Midi. J’en ressens une forte chaleur, moi, native du Nord. Cette photo est prise un matin ou en fin de journée, les ombres sont étirées. Au dos, une tour médiévale, signe des temps passés, perdue sur un vallon vide de toute présence. Ça fait rêver cette solitude.
Une vieille dame veillée par une femme triste qui, au fil de la nuit, redevient une enfant pour sa Mamy Grand. Peut-être aussi pour chasser le chagrin de voir partir un être cher. Beaucoup d’entre nous ont vécu cette expérience. Intimement ou par procuration. Ce récit rapproche donc les H...ommes.
Ce livre chante la vie, il nous balade entre lande et montagne, ruisseaux et chemins de traverse.
Mamy Grand ramène loin en arrière, mais pas tant que ça. Ce récit est empreint des mœurs des années 60 et 70.
Et toujours en arrière plan, l’approche de la mort, ce souffle suspendu sur celui d’un être cher.
Je suis entrée dans la vie d’une famille et me suis rendu compte de quelques similitudes avec ma propre enfance. Pourtant, même si l’auteur et le lecteur ont vécu à peu près à la même époque, les façons de vivres diffèrent souvent fortement… il est intéressant de découvrir d’autres quotidiens.

 

Claire du blog passion d'auteur :
Ce livre m'a transportée dans des paysages merveilleux de la montagne Ardéchoise. L'auteur aborde avec sensibilité et une belle écriture la fin de vie de sa grand mère avec laquelle elle entretenait une belle complicité. Cet instant de vie l'amène à se replonger dans ses souvenirs d'enfance pleins de petits bonheurs, du point de vue de al petite fille qu'elle était. Un livre à recommander. A noter que ce roman est le premier pour l'auteur. A suivre!

 

 

Yano Las sur son site :

Un grand talent de narration, baignant dans un luxe de détails et précisions qui font de ce livre une petite merveille d’écriture.

Trempée à l’encre du souvenir

Une plume écrit ses joies, ses rires

La complicité pleine de plaisir

D’une grand-mère bonbon, élixir

Dans un voyage à faire pâlir

Tout amoureux des mots, des lyres

 

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