Saint Sauvant - Melle, deux étapes Jacquaire sur la voie de Tours...

 

Gîte de Melle

 

Comme l'an passé, JC et moi avons été hospitaliers, pendant 15 jours, sur la voie de Tours. Les dix premiers jours à Melle puis 5 jours à Saint Sauvant ( voir sur la carte)

Un séjour un peu décevant cette année car peu de passages de pèlerins. Seulement 13 pèlerins lors de notre accueil de Melle et pas un seul lors de notre séjour à Saint Sauvant... Mais comme toute expérience, elle est interressante. Tout d'abord, elle nous enseigne la patience. Savoir attendre, rester disponible, prévoir un repas au cas où, ne pas s'éloigner et, finalement, accepter les soirées sans... Et puis, malgré tout, se rendre compte que notre présence est importante et que le pèlerin qui passe est plus qu'heureux de pouvoir pousser la porte de notre gîte.

C'est aussi la confirmation de ce que nous rencontrons nous même lorsque nous sommes sur le Chemin. Parfois certains étapes proposent de très larges possibilités d'hébergement et, plus loin, il n'y en aura pas une seule, nous obligeant à parcourir une étape trop grande à notre goût, afin d'aller rejoindre un gîte.

Il y a les soirs où le gîte est plein, voire un peu surchargé alors que le lendemain il n'y aura aucun passage.

Bref, l'hospitalier doit s'adapter, comme le fait le pèlerin...

Le peu de passages peut aussi s'expliquer par cette période de mi aout... La plupart des pèlerins qui envisagent d'aller jusqu'à Saint Jacques sont partis plus tôt en saison. ( Nous sommes ici environ à 60 jours de Santiago)

En ce qui concerne les autres, ceux qui souvent sont encore en activité et qui ne marchent qu'une à deux semaines, peut être sont ils moins convaincus, ont moins investi en préparation et une météo douteuse suffira à leur faire renoncer à leur projet. Cette année Madame Météo est un peu avare en soleil, ce que beaucoup appelle du " beau temps"...

Malgré tout, nous avons été heureux d'accueillir "nos" pèlerins. De belles rencontres riches par leur diversité. De la plus jeune, 7 ans et demi au plus âgé, 80ans. Juste Théo, jeune Allemand, sinon rien que des Français. Il y a ceux qui ont déjà un vrai grand palmarès, qui ont parcouru de nombreux Chemins et qui repartent encore et encore... Et ceux qui, de Melle, démarrent pour leur toute première étape de leur premier Chemin... Nouveauté cette année, première fois que nous accueillons un pèlerin qui est sur le retour. C'est à dire qu'apès avoir rejoint Santiago, il a décidé de remonter chez lui, à pied également. Ce qui change ? Dans la pratique, il ne fait que de courtes rencontres... Un peu de temps partagé avec le pèlerin croisé puis chacun poursuit son chemin, dans une direction opposée. Donc, pas de connaissance que l'on retrouve au fil des jours. Le pèlerin sur le retour est davantage face à lui même. Il y a aussi cette notion d'impatience. En arrivant à Santiago, le pèlerin est parfois déçu que l'aventure se termine... déjà ! 

Par contre, notre pèlerin sur le chemin du retour a hâte d'arriver chez lui... Nous l'avons en tous les cas ressenti fortement avec notre Jean Lucien. Il faut dire que cela prend du temps un aller retour... L'impatience de retrouver les siens peut s'expliquer... 

J'avais détaillé l'an passé notre emploi du temps, en tant qu'hospitalier, il est toujours identique, voir mon article 2016

 

Une belle expérience de toutes façons...

 

Pèlerin s'éloignant dans la brume... Jean Lucien, remontant vers chez lui

Écrire commentaire

Commentaires : 1
  • #1

    Chinou (jeudi, 24 août 2017 18:27)

    En effet, je comprends ta déception si aucun pèlerin n'arrive le soir mais aussi ton plaisir de les recevoir même trop nombreux et de se coucher, la tête et le coeur emplis des souvenirs du partage .