Je suis Tzigane et je le reste - récit de vie

Je suis Tzigane et je le reste

Une histoire racontée de façon très vivante. Le lecteur entre dans cette vie et se prend la réalité de plein fouet. Car non, ce n'est pas une histoire d'un temps révolu, il s'agit au contraire d'une actualité, une de celle qu'on aimerait savoir dépassée, des comportements dont on aimerait apprendre qu'ils ne se rencontrent plus, un rejet qui n'a plus ( enfin) raison d'être, une communauté qui peut ( enfin) vivre en paix. 

Enina raconte.... elle n'a que 7 ans et va vivre des periodes de vrai cauchemar, des images qu'elle aurait voulu oublier remontent. Son histoire est importante car malgré ou grâce à ce vécu qui la rendue encore plus forte, Anina est arrivée là où elle voulait aller... Intégrer une école prestigieuse, elle, Anina, la Rom... Quelle victoire et quel beau cadeau de remerciement pour ses parents.

Un bel exemple d'intégration mais, jamais, Anina ne renie son identité. Elle sait d'où elle vient et si elle ne le revendique pas, ne le met pas forcément en avant, elle l'assume totalement et tient à garder ses coutumes, ses particularités. Anina est fière de sa réussite et elle le peut. Elle remercie souvent ses parents qui ont tout fait pour que leurs filles souffrent le moins possible et ont tout fait également pour qu'elles puissent réussir leur vie. Mais ce n'est pas forcément suffisant. Tant d'autres ne réussiront pas malgré toute leur bonne volonté. Elle reconnaît son immense chance, sa famille a rencontré de belles personnes, au bon moment.

Dans sa famille, d'autres ont réussi, mais en payant un prix très lourd : renoncer à leur identité, tout faire pour que personne ne découvre qu'ils sont Roms... Car, sinon, c'était le retour à la case départ, le rejet.

 

Un document à lire....

Résumé :

Des camps de réfugiés tziganes jusqu à la Sorbonne : le premier témoignage d une jeune Rom, sans concessions, émouvant et au-delà des préjugés.
Je m appelle Anina, j ai 22 ans et je suis Rom. Avant d arriver en France quand j avais 7 ans, j ai connu les squats, les camps où on entassait les tziganes en Roumanie ou en Italie, les chambres miteuses. Quand je suis arrivée ici, j ai dormi dans un camion, je n ai pas toujours mangé à ma faim. J ai même dû faire la manche dans la rue pour survivre et j en ai gardé la trace d une humiliation indélébile. Mais je voudrais aussi vous raconter une autre vérité. J ai appris le français, puis j ai obtenu mon bac S avec mention. Aujourd hui, je suis en maîtrise de droit à l université de la Sorbonne. Quand on a traversé ce que j ai traversé, c est qu on a la rage de réussir. De prendre une revanche sur la vie ... Les Roms ne sont pas seulement des personnes qui font la manche, des voleurs de poules. C est une communauté qui a une culture, une histoire. Il ne faut pas en avoir peur, il faut juste essayer de nous comprendre et de nous donner une chance. Je n ai pas oublié d où je viens et à travers mon histoire, je voudrais que l on comprenne qui nous sommes.

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