Ma malle aux trésors

 

 

De mes lectures d'enfance, j'ai gardé cette image qui me faisait rêver : Dans le grenier, il y avait ces malles où l'on pouvait dénicher des trésors de toutes sortes. Comme j'ai toujours eu une imagination plus forte que la moyenne, rien que cette idée m'offrait des voyages insoupçonnés.

Je n'ai pas de grenier, non, mais suite à mon récent déménagement, sont remontés à la surface certains cartons contenant, pour moi, quelques trésors. Dont ce cahier de poésies, datant de mes années Savoyardes.

Les poèmes ne sont pas forcément de grande qualité mais ils traduisent bien, pour la plupart, mes émotions du moment. J'ai décidé de vous en faire découvrir quelques uns, au fil du temps. Je ne changerais rien, pas un mot...

Le premier que j'ai choisi m'avait été inspiré par la grande tristesse d'un enfant, suite à la séparation de ses parents... Un sujet qui me parle actuellement, d'autres enfants dans un autre contexte...

POUR NOTRE FILS

Puisque le hasard m'a fait te rencontrer,

Puisque tu as bien voulu me sourire,

Je vais trouver le courage de te dire

Ce que notre folle dispute a entraîné.

 

Regarde ce petit bonhomme

Pas plus haut que trois pommes,

Qui souffre et m'interroge en silence

Qui ne comprend pas cette soudaine absence.

 

Ce n'est déjà plus tout à fait notre fils,

Il souriait, lui, et n'était jamais triste.

Il ne restait pas durant des heures, solitaire

à pleurer sur la photo de son père.

 

Il n'y a pas si longtemps encore

Il s'amusait et riait très fort.

Comme son sourire était éclatant !

Comme la vie était belle, avant !

 

Nous jouions, le soir, avec notre petit roi.

Que nous étions heureux ainsi tous les trois.

Nous étions heureux tout simplement.

Pourquoi tout a-t-il changé si brusquement ?

 

Il y a eu un soir d'orage entre nous,

Et pour nous tout semblait bien terminé.

Mais le soleil brille toujours lorsque l'orage est passé,

Je voudrais tant que tu reviennes chez nous.

 

Je t'en prie, regarde ses petits yeux,

Ne vois tu pas comme ils sont tristes ?

Ne pourrait-on pas essayer, nous deux

De tout recommencer, pour notre fils ?

 

Pour ce trésor qui attend tout de nous,

Je t'en supplie, oublions tout.

Viens, regarde, ton petit roi t'attend,

C'est l'heure où l'on joue maintenant.

 

Mony

02/09/1974

 

 

Je trouve que les images de ce clip de ZAZ colle assez bien à mon texte

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Commentaires : 10
  • #1

    JC (mercredi, 24 février 2016 22:50)

    Le soleil brille toujours quelque part ,il faut vouloir et pouvoir trouver le chemin qui y mène .

  • #2

    Mony (jeudi, 25 février 2016 08:19)

    Tiens donc, Monsieur Sauvanet.... Sourire
    Ce commentaire est sans doute en rapport avec ma photo de page d'accueil ... Elle y est depuis 7 à 8 mois... Le chemin était donc long pour y parvenir... Alors... Bienvenue " chez moi et bonne découverte "
    Bisous

  • #3

    Cordée (jeudi, 25 février 2016 09:25)

    C'est très émouvant...
    Cela me semble être vécu du plus profond de toi...
    C'est vrai que le soleil finit toujours par effacer les nuages.
    Bonne journée ma belle,
    Pour l'auberge...tu attends encore un peu !!! sourire !
    Bises amicales.

  • #4

    Cordée (vendredi, 26 février 2016 13:15)

    Pour la soupe...tu seras déçue, ce n'est pas au menu...
    Mais tu trouveras bien autre chose à son goût !
    Bonne journée,
    Bises bien amicales

  • #5

    Patricia Imparfait (vendredi, 26 février 2016 23:08)

    coucou Mony,
    Difficile pour des enfants de vivre la séparation des grands et ton poème est écrit avec beaucoup de pudeur et une grande sensibilité.
    Je n'ai pas trop mal vécu le divorce de mes parents, j'avais 17 ans, mais mon jeune frère ne l'a pas accepté et même si aujourd'hui, il a 51 ans, je sais qu'au fond de lui, il ne l'accepte toujours pas et pourtant, il avait 13 ans à l'époque.
    De temps en temps, je relis aussi mes premiers poèmes, ils ne datent que de 2007 mais comme on évolue vite avec l'écriture.
    Merci pour ce moment et pour le partage de ton cahier.
    Bisous Mony et à bientôt pour la suite
    belle soirée à toi
    Patricia

  • #6

    calacaline (samedi, 27 février 2016 09:41)

    Qu'il est beau ce texte...Tu sais avec les déménagements de mes parents tous mes cahiers d'école et souvenirs de jeunesse ont été perdus et à mon grand regret moi qui aime l'ancien. Quand tu viendras et je l'espère tu verras tout ce je garde, j'en ai fais un petit musée... Bon wek-end Mony, bisous

  • #7

    Mony (samedi, 27 février 2016 12:58)

    Merci de votre passage Mesdames. Oui, Patricia, moi aussi lorsque je relis des textes anciens j'ai parfois envie de changer des mots, des expressions, je n'écrirais pas comme cela maintenant. Mais, je ne le fais pas... c'était mon ressenti de l'époque...
    Pour ce texte, je me souviens bien de ce petit garçon, tant de tristesse dans ses yeux et je me souviens de la façon dont il passait de longs moments, à ne rien faire, les yeux perdus dans le vague... Et mon impuissance à le dérider...
    Sinon Jackie, je ne suis pas du tout comme toi, je n'aime pas garder ce que moi j'appelle des "vieilleries"... je n'aime pas m'encombrer l'espace et je ne veux pas non plus qu'on vienne me l'encombrer... gare aux cadeaux, ces "petits trucs souvenirs" qu'on t'offre parce que " cela me fait plaisir" Grrrr pas à moi !!!! Je suis dure, je le sais mais mes proches ont fini par comprendre... Je suis la méchante capable de laisser dans son papier le cadeau qu'on m'a apporté... Oh vilaine que je suis... Sourire
    Bisous à vous 3...

  • #8

    Cordée (samedi, 27 février 2016 12:59)

    Tu sais, même si tu ne manges ni viande, ni charcuterie, il y a de bonnes croûtes au Beaufort.....avec une bonne salade, c'est parfait !
    Comme c'est une auberge en alpage, * la carte* est réduite, mais ce n'est pas cela qui compte ...leur approvisionnement, surtout en hiver, c'est pas évident.
    Bonne fin de journée, bises et amitiés depuis le Plateau-d'Assy.

  • #9

    Mony (samedi, 27 février 2016 20:58)

    Je souris et viens faire un petit ajout pour mes visiteurs qui ne sont pas des habitués du monde des blogueurs... En effet, ils viennent par ci par là, et, au fil des jours se créent des conversations que l'on poursuit d'un blog à un autre... Alors ici Cordée ( Patricia) évoque son blog où depuis quelques jours elle nous fait partager sa dernière randonnée, nous promettant un arrêt dans une auberge ... Bisous à ceux qui passent

  • #10

    Cordée (dimanche, 28 février 2016 10:22)

    Pas de souci ma belle, je peux aller au Fayet, mais il faut que tu me donnes l'adresse...je ne la connais pas...et cela a peut être changé depuis les années 70.
    Dès que je descends dans la vallée, dans la semaine, je vais voir ce que je peux faire....sourire !
    Bises et bon dimanche.