La Corporation des Gueux de Pascale Madeleine

Mona, Gilles, Charles-Henri, Nana, Martha, Lizzie voici le portrait de quelques uns de ces Gueux... Ce terme n'a rien de péjoratif. 

Pour les passants, pour tous ceux qui les côtoient ou qui, au minimum, passent près d'eux, ils se ressemblent tous. Ils sont la représentation d'une certaine image de notre société, celle que l'on aimerait bien oublier. Alors, ne pas les voir, tenter de les oublier semble un bon moyen, comme une technique de survie. On passe, on baisse le regard, on ne voit pas... Pourtant, bien évidemment, ils ont chacun leur propre histoire, chacun leur différence, chacun aussi leur espérance, ou chacun leur façon d'essayer de survivre.

L'auteur, avec des mots simples, nous trace des portraits si frappant, nous raconte des vécus si banals qu'on se prend à avoir peur soudain. Ce garçon pourrait être notre garçon, ce grand-père pourrait être le nôtre. 

La dégringolade se fait souvent si brutalement. 

L'auteur n'en fait pas trop, elle énonce seulement des vérités, la vie dans la rue. Et cette vérité-là, Pascale la connait bien. Elle peut en parler avec exactitude et réalisme, elle qui a effectué tant de maraudes avec ses bénévoles dans les rues de Lyon...

Après cette présentation de ses protégés, l'auteur va nous emporter vers un rêve, possible. Je n'en parlerais pas plus pour ne pas dévoiler cette histoire, je dirais seulement que cela m'a fait penser à cette chanson : " Si tous les gars du monde voulaient se donner la main"... Seul, on ne peut rien, ensemble, on peut beaucoup...

Merci Pascale pour tes mots justes, pour avoir évoqué un sujet qui n'est pas facile... On le sait, le monde des SDF n'est pas un sujet " vendeur"... On s'en fiche... Moi, je te remercie pour cet écrit...

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