J'aimerais tant qu'on se revoie... mon fils

Dialogues entre Laurence et le Professeur Henri Joyeux

Des messages échangés, des mots lancés, non pas au hasard mais vers un personnage irréel, virtuel, quelqu'un qu'elle ne rencontrera jamais... Du moins c'est dans cet esprit que Laurence commence cet échange.

Les premiers mois, elle ne s'adresse pas au professeur pour répondre à ses questions... Elle récupère chaque idée, chaque question pour en discuter avec son fils.

La puissance des mots. Avoir quelqu'un pour les entendre, les comprendre. Tout jeter, comme pour se purifier dans l'anonymat.

Dans la seconde partie, elle acceptera de se livrer plus, en acceptant aussi de s'adresser directement au professeur... Un grand pas de franchi...

Lui n'hésite pas à paraître ferme, voire un peu dur lorsqu'il le juge nécessaire : «  Vous voulez que je vous engueule » lui demandera-t-il un jour ?

"L'absence augmente l'amour", " Ce n'est plus lui qui a besoin de vous mais vous qui avez besoin de lui", " Ne le faites pas souffrir"... Voici quelques unes des phrases fortes qui marqueront Laurence, bien évidemment.

Il est donc question de la  souffrance de la mère mais il est aussi évoqué celle du père, plus difficile souvent à exprimer.

Au fil du temps, on voit la progression de leur attachement, rien qu'à la façon dont évolue leur signature, de Professeur Henri Joyeux, à HJ, pour terminer par Henri.

Complicité, confiance, totale disponibilité du professeur, humilité, remise en question, il suit son rythme, s'adapte.

Un livre très fort. Des mots qui ne donnent pas de solution miracle, il n'y en a pas, mais qui donne des pistes pour, un peu, moins souffrir... Un baume pour aider à apaiser la souffrance

Quatrième de couverture :

"Parce qu'un jour, l'impossible, l'inimaginable se produit, devient la réalité. Un enfant, son enfant s'en va, ailleurs, au-delà. Après le choc, après le chaos, reste un mince espoir qui redonne goût à la vie, l'envie de continuer : son âme reste vivante, l'amour l'emporte, l'amour plus fort que la mort. Mais le chemin pour y parvenir est long, très long, si long." Terrassée par la mort de Tristan, emporté par un cancer foudroyant à 19 ans, Laurence, sa mère, est au bord de le rejoindre. Un soir, par hasard, elle envoie un message sur le site d'un cancérologue qu'elle ne connaît pas, une "bouteille à la mer". Stupeur : contre toute attente, une réponse arrive aussitôt : "Il faut accepter de vivre sous sa protection. Ce n'est plus lui qui a besoin de vous, c'est vous qui avez besoin de lui. L'amour ne peut pas finir. Les vivants qui sont partis peuvent nous laisser des signes." Pendant plus d'un an, le dialogue serré et presque quotidien se poursuit entre cette mère profondément blessée et le professeur Joyeux. Ce livre bouleversant en est la transcription brute ; puisse-t-il être aussi un "signe" pour tous ceux qui guettent une espérance.

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Commentaires : 3
  • #1

    gitantroubadour (dimanche, 22 février 2015 20:02)

    Merci pour le partage, je vais essayer de me le procurer et le lire.......................
    Bonne soirée Mony !!!!

  • #2

    monyclaire (dimanche, 22 février 2015 21:37)

    Tu le trouveras chez Amazone
    Bonne soirée, bisous

  • #3

    mahieu (lundi, 23 février 2015 12:11)

    il faudrais que j'essaie de le lire aussi... mais ça doit être dur!!!