Le vrai prix des choses ou le prix d'une coquille Saint Jacques

Combien de temps faut-il pour connaître quelqu'un ? Lorsque ce sont les cœurs qui parlent, je pense que peu de temps est nécessaire.

De Claude, nous ne savons presque rien. Rien au sujet de son parcours professionnel, rien de ses convictions politiques ou religieuses, rien sur son niveau de vie, rien ou si peu sur sa situation familiale. Nous savons juste qu'il est marié et que Monsieur Cancer s'est invité dans sa vie.

Nous ne l'avons côtoyé que vingt minutes environ. Pourtant, lorsque nous nous sommes quittés, Claude avait les yeux plein de larmes et nous, nous avions le cœur gros, vraiment gros. Nous sommes repartis, avec des sentiments très partagés. La conviction de venir de vivre des instants très rares et précieux. Notre tristesse de ne pas pouvoir l'aider davantage dans le combat qu'il mène et qu'il réussira, nous en sommes persuadés. Nous l'avons emmené avec nous, en pensée, tout au long de notre chemin. Ils sont nombreux à nous accompagner ainsi.

De retour, JC lui a envoyé sa coquille, celle qu'il a trouvée chez nous, à un des points de départ du chemin de Compostelle en Bretagne, à Moguériec, dans les Côtes d'Armor. Cette coquille a fait tout le chemin, accrochée au sac à dos de JC. Une coquille chargée de symboles mais qui, pourtant, ne vaut rien. J'y ai joint le récit de notre chemin 2013, lui aussi, extrêmement chargé en émotions.

Quelques extraits du courrier reçu ce jour :

«  Difficile de mettre des mots sur l'émotion ressentie à la découverte de cette attention à nulle autre pareille. J'en mesure pleinement la valeur. Cette coquille m'accompagne et m'accompagnera à chaque voyage.

Mon pèlerinage va commencer avec le livre et j'espère m'attaquer bientôt à de petites étapes, chez nous, en Alsace. Vos mots et pensées me serviront de carburant. Claude

Je me joins à Claude et mes sincères remerciements pour le joli moment de surprise et les étoiles dans ses yeux. Dany »

 

 

Les tribulations d'une simple mais si belle coquille....

Juste un dépôt de calcaire,

Je viens du Finistère.

Sur un sac à dos me voilà attachée,

Et pas pour une simple randonnée !

Froid, pluie, vent, grêle,

ça ne donne pas des ailes.

Comme compagnons de chemin,

Trois bâtons de pèlerin.

Le premier a cassé en forêt,

Un deuxième, taillé à Vézelay,

Par un en buis a été remplacé

Quel périple, j'ai été balancée,

Des curieux m'ont tripotée,

Sur les routes, les autos m'ont frôlée.

Et n'oublions pas les passages à gué...

Une fois revenue au pays breton,

Je suis repartie en expédition

 

JC 2014

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Commentaires : 2
  • #1

    gitantroubadour (mercredi, 13 août 2014 07:59)

    Une histoire émouvante.
    Les voyages réservent de belles surprises à qui sait regarder et écouter............
    Bonne journée à vous deux !!!!

  • #2

    monyclaire (dimanche, 17 août 2014 15:23)

    Oui, il y a ainsi des moments forts qu'il faut savoir apprécier....