Comment je commis mon premier vol ( et le seul, rassurez-vous), par inadvertance...

À l'époque, à la fin des années 60  oui, je sais, ma pôvre dame, ça ne nous rajeunit pas!!!), c'était le tout début des grands centres commerciaux. On commençait tout juste à se familiariser à leur fonctionnement, à savoir prendre un chariot, l'emplir et payer à la caisse en sortant. Simple, non ?

Oui... Mais... Ce jour-là (j'étais en compagnie de ma cousine Nicole), nous sommes allées pour la première fois dans un centre que nous ne connaissions pas encore, c'était un Trigano, je cite le nom de cette enseigne, je crois qu'elle n'existe plus. C'était peu avant Noël, nous étions là pour effectuer nos achats de cadeaux... Je me souviens, dans le chariot, j'avais mis un joli ensemble déshabillé pour ma sœur aînée, un très beau livre pour mon père, un service à café que je trouvais original pour ma mère. Je ne sais plus ce que Nicole avait choisi mais elle s'est chargée, elle aussi, de remplir ce fichu chariot. Nous nous sommes bien promenées une heure dans ce magasin, très à l'aise... Puis, tranquillement nous nous sommes dirigées vers les caisses. Là, l'horreur !!! Il n'y avait pas de caisse !!! Je vous assure... IL N'Y AVAIT PAS DE CAISSE !!! Nous étions là, désemparées, avec notre chariot plein... La sortie était face à nous... Nous sommes parties... Vite... Très vite, parce que soudain on a eu peur que l'on nous prenne pour des voleuses ( ce que nous étions devenues, en fait, bien involontairement). Nous étions très jeunes et nous n'avons tout simplement pas osé retourner là où nous avions pris chacun de nos articles.

Explication : dans ce magasin il fallait alors payer ses achats à chaque rayon, tout simplement. Un peu le principe de certains Monoprix, je crois. Sauf que là, bien en évidence à l'entrée du magasin, se trouvaient ces fichus chariots qui nous ont induit en erreur...

Pourquoi personne ne s'est manifesté ? Nous étions très décontractées, je le répète, nous n'avons donc pas attiré l'attention et il n'y avait pas alors de caméra.

" Bien mal acquis, ne profite jamais" dit le dicton...Nos cadeaux ont été bien apprécié, malgré cela... J'en ai tiré une leçon car j'ai eu la peur de ma vie...

Par contre, non, qui a dit : " Pourquoi vous n'en n'aviez pas mis plus dans ce chariot ?" Enfin, je suis honnête, moi !!! Sourire.

Mony

 

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