Quelques jolis textes, pour méditer...

Il meurt lentement

Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,

celui qui ne lit pas,

celui qui n’écoute pas de musique,

celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

 

Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre,

celui qui ne se laisse jamais aider.

 

Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l’habitude

refaisant tous les jours les mêmes chemins,

celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu

 

Il meurt lentement

celui qui évite la passion

et son tourbillon d’émotions

celles qui redonnent la lumière dans les yeux

et réparent les coeurs blessés

 

Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour,

celui qui ne prend pas de risques

pour réaliser ses rêves,

celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

n’a fui les conseils sensés.

 

Vis maintenant!

Risque-toi aujourd’hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d’être heureux!

 

Poème de Pablo Neruda

 

*Respect et tendresse pour nos personnes âgées

Lettre d’un vieux père à son fils
Si un jour tu me vois vieux, si je me salis quand je mange et que je ne réussis pas à m’habiller, sois compréhensif, souviens toi du temps que j’ai passé pour t’apprendre.
Si quand je parle avec toi je répète toujours les mêmes choses, ne m’interromps pas, écoute moi, quand tu étais petit je devais te raconter chaque soir la même histoire avant que tu ne t’endormes. 
Quand je ne veux pas me laver ne me fait pas honte, souviens toi quand je devais te courir après en inventant milles excuses pour que tu ailles au bain. 
Quand tu vois mon ignorance pour les nouvelles technologies, donne moi le temps nécessaire et ne me regarde pas avec ce sourire ironique, j’ai eu tant de patience pour t’apprendre l’alphabet. 
Quand par moment je n’arrive pas à me souvenir ou que je perds le fil de la conversation, donne moi le temps nécessaire à retrouver la mémoire et si je n’y arrive pas ne t’énerve pas, la chose la plus importante n’est pas ce que je dis mais le besoin d’être avec toi et de t’avoir là à m’écouter. 
Quand mes jambes fatiguées n’arrivent plus à tenir la cadence de tes pas, ne me considère pas comme un boulet, viens vers moi et offre moi la force de tes bras comme je l’ai fait lorsque tu as fait tes premiers pas. 
Quand je dis que j’aimerais être mort, ne te fâche pas, un jour tu comprendras ce qui me pousse à le dire. Essaie de comprendre qu’à mon âge on ne vit pas, on survit. 
Un jour tu découvriras que malgré mes erreurs je n’ai toujours voulu que le meilleur pour toi, que j’ai tenté de te préparer la route. 
Donne moi un peu de ton temps, donne moi un peu de ta patience, donne moi une épaule sur laquelle poser ma tête de la même façon que je l’ai fait pour toi. Aide moi à avancer, aide moi à finir mes jours avec amour et compréhension, en échange je n’aurai que mon sourire et l’immense amour que j’ai toujours eu pour toi. 
Je t’aime mon fils."

Auteur inconnu

 

Lettre de Abraham Lincoln au professeur de son fils (à l'époque, sans doute un précepteur...)

Il aura à apprendre, je sais, que les hommes ne sont pas tous justes, ne sont pas tous sincères.

Mais enseignez-lui aussi que pour chaque canaille il y a un héros,  que pour chaque politicien égoïste, il y a un dirigeant dévoué…

Enseignez-lui que pour chaque ennemi il y a un ami.

Cela prendra du temps, je le sais, mais enseignez-lui, si vous pouvez, qu'un dollar de gagné a bien plus de valeur qu'un dollar trouvé. Apprenez-lui à savoir perdre mais également à savoir apprécier une victoire.

Éloignez le de l'envie, si vous pouvez, enseignez lui le secret d'un rire apaisé.

Qu’il apprenne de bonne heure que les tyrans sont les plus faciles à flatter…

Enseignez-lui, si vous pouvez, les merveilles des livres…

Mais laissez-lui un peu de temps libre pour considérer le mystère éternel des oiseaux dans le ciel, des abeilles au soleil, et des fleurs au flanc d’un coteau vert.

À l'école, enseignez-lui qu’il est bien plus honorable d'échouer que de tricher…

Apprenez-lui à avoir foi en ses propres idées, même si tout le monde lui dit qu’elles sont erronées…

Apprenez lui à être doux avec les doux, et dur avec les durs.

Essayez de donner à mon fils la force de ne pas suivre la foule quand tout le monde se laisse entraîner…

Apprenez-lui à écouter tous les hommes mais apprenez-lui aussi à filtrer tout ce qu'il entend à travers l’écran de la vérité, et à en recueillir seulement les bonnes choses qui passent à travers.

Apprenez-lui si vous pouvez, à rire quand il est triste…

Apprenez-lui qu’il n'est aucune honte à pleurer,

Apprenez-lui à se moquer des cyniques et à prendre garde devant une douceur excessive…

Apprenez-lui à vendre ses muscles et son cerveau au plus haut prix, mais à ne jamais fixer un prix à son cœur et à son âme.

Apprenez-lui à fermer les oreilles devant la foule qui hurle et à se tenir ferme et combattre s'il pense avoir raison.

Traitez-le doucement, mais ne le dorlotez pas, parce que seule l’épreuve du feu forme un acier fin.

Qu’il ait le courage d'être impatient et la patience d’être courageux.

Apprenez-lui toujours à avoir une immense confiance en lui même, parce que dès lors, il aura une immense confiance envers l'Humanité.

C'est une grande exigence, mais voyez ce que vous pouvez faire…

Il est un si bon garçon, mon fils!

Abraham Lincoln 

 

La jeunesse

La jeunesse n'est pas seulement une période de la vie,

elle est un état d'esprit,

un effet de la volonté,

une qualité de l'imagination,

une intensité émotive,

une victoire du courage sur la timidité,

du goût de l'aventure sur l'amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années :

On devient vieux parce qu'on a déserté son idéal.

Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l'âme.

Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs

sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre

et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille.

Il demande, comme l'enfant insatiable : et après ?

Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.

Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.

Aussi jeune que votre confiance en vous-même.

Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.

Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.

Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini.

Si, un jour, votre cœur allait être mordu par le pessimisme

et rongé par le cynisme,

puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

Extrait de La jeunesse

 

De Samuel ULLMANN

 

 

 

* Je cite l'auteur lorsque j'ai trouvé son  nom sinon certains textes sont anonymes ( du moins à ma connaissance. Si vous connaissez l'auteur, écrivez-le moi, je me ferais un plaisir de l'ajouter au bas de son texte)

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Commentaires : 2
  • #1

    Oulion Denis (jeudi, 07 avril 2016 09:41)

    "ne me regarde pas avec se sourire ironique" . Texte magnifique qui mérite une orthographe à la hauteur, sans vouloir offusquer personne.

  • #2

    Mony (jeudi, 07 avril 2016 09:51)

    Merci beaucoup Denis... Pour votre passage par ici et pour votre perspicacité... Un article déjà très ancien et personne n'a relevé cette faute ou n'a voulu m'en informer... Il s'agit bien sûr de textes copier coller, trouvés sur le Net et venant pour celui-ci comme je l'ai dit d'un auteur inconnu... Mais je suis bien sûr responsable de ce que j'installe ici et j'aurais dû voir cette erreur... Alors, encore une fois, merci à vous.
    Bonne journée
    Mony