De Durtal (49) à Coullons (45)...Le docteur Morin réussira-t-il à sauver la vie de ceux qui lui sont chers ?

 

 

À commander chez Thebookedition.com ou en m'envoyant un message privé : monyclaire@yahoo.fr

 


 

 

4ème de couverture

Durtal et Coullons sont deux petites villes, une située en d'Anjou, l'autre en Sologne, où la vie s'écoule paisiblement, en général.

Pourtant, beaucoup de morts brutales dans l'entourage de Pierre, le sympathique docteur de Durtal. Pour la police, des accidents, rien de plus. Vraiment ? Pierre est convaincu que quelqu'un s'acharne sur les êtres qui lui sont chers. Qui aurait intérêt à agir ainsi ? Pourquoi ? Bien qu'il ait un alibi sérieux, un suspect retient son attention, Pierre sait qu'il s'agit du coupable. Réussira-t-il à le confondre ?

Est-ce dans le passé qu'il faut chercher une explication ? Au cœur de la Sologne, là où Pierre à passé sa jeunesse, au milieu d'un groupe d'amis ?

 

 

 

Le tout début du livre :

 

Avertissement

Ceci est un roman et, à ce titre, les personnages ainsi que leurs destins sortent tout droit de mon imagination.

Les villes de Durtal et de Coullons existent bien, même si j'ai parfois un peu changé la description de certains lieux.

Si vous êtes observateur, vous pourrez peut être reconnaître la maisonnette de Pascaline au cours d'une randonnée dans la campagne avoisinante.

Ne cherchez pas à obtenir un rendez-vous avec ce très sympathique docteur Morin. À Durtal, vous trouverez des docteurs tout aussi compétents. J'en profite ici pour saluer l'un d'entre eux, le docteur L qui a su si bien réparer l'index de mon homme, en lui pratiquant 15 magnifiques points de suture, du très grand art...

Bien sûr, vous pouvez vous promener en toute sérénité dans les environs de Coullons. À ma connaissance, aucun tueur en série n'a jamais sévi par là-bas.


Extraits de la page de présentation du château de Durtal:

Au cœur des châteaux de la Loire, à proximité du mythique circuit des 24 h du Mans, du zoo de la flèche, le château royal de Durtal, Monument historique ouvert à la visite, vous accueille dans ses chambres d'hôtes et gîtes pour vos réceptions, mariages et séminaires.

 

 

Été 2002

 

Les gamins la poursuivent en l’injuriant, elle avance, imperturbable, avec son perpétuel sourire. Un sourire qui ne la quitte jamais. Indifférente aux quolibets. Les jurons semblent glisser sur elle. Il est de notoriété que la fada est complètement sourde.

Son arrivée par ici, quelques semaines plus tôt, a éveillé peu d'intérêt. Elle est devenue la nouvelle locataire d'une vieille maison située en bord de forêt, à quelques kilomètres de la ville. Personne ne sait trop ce qu'elle y fait, ni de quoi elle vit.

On l'aperçoit parfois, tôt le matin, elle vient faire quelques provisions. Personne n'a jamais entendu le son de sa voix, elle se contente de hocher la tête pour dire bonjour. On a cru qu'elle était muette, on en a déduit, sans doute un peu vite, qu'elle n'entendait rien. De là à l'affubler du surnom de la fada, il n'y a eu qu'un pas que les garnements du coin ont vite franchi.

Cela n'est pas pour déplaire à Léa, bien au contraire. Elle a besoin de passer inaperçue, le plus longtemps possible. Que personne n'ait reconnu en elle la petite fille qu'elle a été en arrivant enfant dans la région, la rassure plutôt. Pourtant, ce matin, pour celui qui est, enfin, revenu elle aimerait bien, ne serait-ce qu'un instant, se retrouver dans la peau de la jolie jeune fille qu'elle est réellement, .

Léa sait qu’il la suit des yeux. C’est son odeur qu’elle a d’abord sentie. Il n’a pas perdu cette jolie habitude, celle de mâchouiller des bonbons parfumés à la violette. Avant de le voir, elle a su qu’il était de retour.

Elle ne veut pas se retourner, lire l’étonnement dans ses yeux. Comme il la trouverait changée ! Aujourd’hui, plus encore que d'ordinaire, les moqueries des gamins du village lui font mal. Elle en a assez de jouer son rôle, car il s'agit bien d'un rôle. Elle est proche du dénouement. Elle a confiance, elle sait qu'elle va bientôt gagner, que cette histoire sordide touche à sa fin. Depuis le temps qu'elle attend ce moment. Elle ne peut pas tout gâcher, elle est trop près du but. Il lui est difficile cependant de jouer la comédie. Parce que Denis est là. Elle l'avait si souvent espéré, avait si souvent été en mal de lui.

Pourquoi réapparaît-il justement aujourd'hui, alors qu'elle doit être plus prudente que jamais ? Elle ne peut rien lui raconter, ce serait rompre ce bel équilibre, ce serait perdre sa crédibilité, ce serait avouer son nom, ses origines. Elle ne peut pas se permettre d'éveiller les soupçons.

Son amie Carole l'a contactée tôt ce matin. La fin est proche, elle a prévenu la police qui, en ce moment même, doit se rendre sur les lieux. Pour autant, tout danger n'est pas écarté, bien au contraire. Tant que l'assassin n'est pas sous les verrous, il persiste toujours un risque d'une tentative d'agression sur la personne de Léa. Carole lui a recommandé la plus grande vigilance car elle a perdu de vue celle qu'elle poursuit depuis tant d'années. À l'heure actuelle, elle ignore si elle est toujours à Coullons, cette ville de Sologne où elle travaille ou si elle est retournée durant la nuit à Durtal, en Anjou, là où se trouve Léa.

Elle s’observe, sans douceur. Elle est décoiffée, mal fagotée. Elle a honte, elle est lasse. Ne plus lutter, se cacher, en finir avec toute cette méchanceté. Pourquoi a-t-il fallu qu'elle supporte tout cela  ? Seule la certitude de voir cette horrible histoire se terminer lui donne la force de continuer.

Ses années d'exil sont bientôt terminées, elle n'aura plus besoin de se cacher. Patience Léa, patience..

Elle se hâte de rentrer chez elle. La même maison, en bordure de forêt. Depuis tout ce temps, sans pouvoir faire un minimum d’entretien, c’est une ruine qui abrite ses nuits. C’est là qu’elle court se réfugier, s’isoler. Elle n’entend aucun bruit, elle se doute que Denis ne la suit pas, c’est peut être mieux ainsi. Il va repartir, déçu, et elle continuera sa route.

Elle espère cependant qu'il prolongera, un peu, son séjour par ici. Elle voudrait tant pouvoir enfin se libérer de toutes ces années de cauchemar. Il l'écouterait, la comprendrait, elle en est sûre. Même si, et c'est bien normal, il a une vie, ailleurs, peut être même une femme, il saurait la réconforter, en toute amitié.



1

De loin, Denis l’observe. Il l'aurait reconnue entre mille. Il a la conviction qu'elle joue une comédie. Elle est comme déguisée, enlaidie, du moins le croit-elle. Elle a toujours ce maintien altier, et malgré son air de sauvageonne, il la trouve irrésistible. L'espace de quelques instants, il se demande comment il a pu l'oublier au fond de sa mémoire, comment il a pu rester tout ce temps sans essayer de la revoir.

Perplexe, il fixe cette silhouette qui se hâte vers la sortie de la ville. Il ne sait que penser. Cela ne peut pas être « sa » Léa. Pas cette femme, en guenilles, mal coiffée, qui se sauve sous les insultes et les moqueries de ces gamins.

Il a quitté une petite fille gaie, dynamique, sûre d’elle. Une petite fille, excellente en classe, qui avait toutes les chances de devenir quelqu’un de bien.

Certes, le temps a passé. Denis ne s’attendait pas à trouver les choses telles qu’elles étaient lorsqu’il avait quitté la région. Pas mal d'années se sont écoulées. L’enfance est loin derrière eux. Chacun de leur côté, ils ont parcouru leur itinéraire scolaire. En ce qui le concerne, le primaire, les années collège, le lycée, puis un passage sur Paris pour intégrer une grande école et poursuivre ces études de journalisme qui l’avaient toujours fait rêver. Son diplôme en poche, il a signé un contrat intéressant auprès d'un grand journal.

Ce métier lui plaît, même si cela semble incompatible avec une vie privée normale. Après un reportage de presque trois mois où il a suivi un peuple nomade à la frontière de la Mongolie, il a décidé de prendre quelques vacances.

Sans en comprendre les raisons, sa mémoire l’a ramené vers ce coin d'Anjou, là où il garde de si jolis souvenirs. Située au bord du Loir, Durtal est une petite ville qui semble se recroqueviller sous les murailles de son château. Enfant, il a toujours été impressionné par cette imposante silhouette qui lui semblait protéger les environs plutôt que les dominer.

Il ne veut pas se montrer. Pas encore. Il se souvient. La fada, alors, ne s’appelait pas ainsi. Elle avait trois ou quatre ans lorsqu’il l’avait vue pour la première fois. La rentrée des classes était déjà faite depuis longtemps ce jour où le directeur était venu leur présenter cette petite fille. Elle s’appelait Léa. Elle avait attisé la curiosité comme chaque fois qu’une nouvelle arrivait, ni plus, ni moins. Denis la revoit encore, avec ses longs cheveux si blonds, ses yeux qui pétillaient de malice et cet air de conquérante. Elle les avait salués d’un sonore bonjour, une voix à l’accent chantant du sud. Un rayon de soleil était entré dans la classe. Lui était chez les grands de la maternelle et il avait trouvé naturel de lui proposer de venir s’asseoir à côté de lui. Pour la protéger ou lui venir en aide, si besoin. Très vite, il s’était rendu compte que Léa n’avait nul besoin de soutien. Très sûre d’elle, elle avait rapidement réussi à apprivoiser toute la classe. Les filles d’abord. Parce que Léa savait rire et que, débordant d’imagination, on ne s’ennuyait jamais avec elle. Elle n’avait pas son pareil pour vous entraîner dans les plus folles aventures. Elle n’avait peur de rien ni de personne.


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Commentaires : 2
  • #1

    Carpentier (samedi, 15 octobre 2011 16:27)

    Bonjour Monyclaire,
    j'ai commencé la lecture de votre livre, vendredi soir je n'ai pu le quitter sans l'avoir terminé. j'essaie de trouver les qualificatifs, simplement bien mené de A à Z,passionnant, je le recommande à tous les amoureux de roman-suspense. bravo y en a t'l d'autres que vous ayez écrit. cordialement daniele59

  • #2

    monyclaire (samedi, 15 octobre 2011 16:39)

    Merci Danièle,
    Il s'agit de mon premier retour de lecture et il est important pour moi.
    Vous pouvez ici lire des extraits de mes autres livres.
    Amitiés
    Mony